Strasbourg, 27/10/2000 (Agence Europe) - En adoptant le rapport du socialiste danois Torben Lund sur les perturbateurs endocriniens, le Parlement européen apporte son soutien à la stratégie de la Commission européenne visant à établir, d'ici la fin 2000, une liste des substances qui sont effectivement ou sont suspectées d'être des perturbateurs endocriniens. Le PE estime que la Commission doit s'assurer de la disponibilité des ressources nécessaires pour que soient inscrites sur la liste les quelque 560 substances qui ont été identifiées et que toutes ces substances devront être examinées minutieusement et classées. La Commission doit identifier, sans attendre de plus amples essais, les substances qui, dans le respect du principe de précaution, doivent faire l'objet, suivant le cas, de limitation d'utilisation, d'une élimination progressive ou d'une interdiction immédiate. Le Parlement estime que ces décisions devront avoir été prises avant le milieu de l'année 2001. Un futur cadre juridique pour les produits chimiques devra comporter une législation spécifique sur la perturbation endocrinienne, s'appuyant sur le principe de précaution et sur un déplacement de la charge de la preuve (ce dernier élément a été approuvé avec 245 pour, 162 contre et 17 abstentions). Lors de la commercialisation d'un produit, le fabricant devra apporter au moins la preuve d'une "certitude raisonnable d'innocuité", affirme le Parlement qui estime aussi que le futur cadre juridique devra prévoir un mécanisme obligeant les fabricants de produits chimiques existants à tester leurs substances par rapport aux normes applicables aux nouvelles substances chimiques ainsi qu'un calendrier à cet effet.