Bruxelles, 04/09/2000 (Agence Europe) - La Présidence française a publié au nom de l'UE la déclaration suivante: "L'UE est vivement préoccupée par la situation politique à Rangoun et le retour sous la contrainte de Mme Aung San Suu Kyi dans la capitale. Elle estime que cette décision constitue une violation inadmissible du droit de Mme Aung San Suu Kyi de circuler librement. L'UE condamne ces atteintes à la liberté de mouvement, d'expression et de réunion du Secrétaire Général de la Ligue nationale pour la démocratie. Elle ne peut que réprouver les mesures d'intimidation à son égard et les menaces pesant sur les activités de la ligue nationale pour la démocratie. L'UE rappelle que les autorités birmanes sont responsables de la sécurité et de la santé de Mme Aung San Suu Kyi. Elle demande que le libre accès à Mme Aung San Suu Kyi soit assuré. L'UE souligne l'urgence d'établir un dialogue entre les autorités birmanes et la Ligue nationale pour la démocratie, qui seul permettra de sortir de l'impasse actuelle et de progresser sur la voie de la démocratisation et de la réconciliation nationale. Elle encourage vivement les autorités birmanes à prendre très rapidement des mesures en ce sens."
La présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine, s'est déclarée pour sa part choquée par l'attitude de la Junte birmane. "Je crains que le motif réel de ces entraves ne signifie que l'armée birmane se refuse toujours à accepter le résultat des urnes", a dit Mme Fontaine en rappelant que Aung San Suu Kyi avait remporté les élections législatives de 1990 à une forte majorité."