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Bulletin Quotidien Europe N° 7738
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/calendrier des sessions

La suppression de la séance du vendredi à Strasbourg continue de susciter des réactions

Strasbourg, 15/06/2000 (Agence Europe) - La décision prise mercredi par le Parlement européen supprimant la séance du vendredi dans les sessions plénières de Strasbourg (voir EUROPE d'hier, p.6) continue de susciter diverses réactions. La verte néerlandaise Kathalijne Buitenweg, qui conteste depuis longtemps ces séances, s'est félicitée de ce résultat qui lui évitera de faire de longues heures de train pour regagner son domicile. Les radicaux italiens y voient un "premier pas significatif vers l'autodétermination du calendrier et des lieux de travail par le Parlement européen" et vers un siège unique. En revanche, pour la gaulliste française Margie Sudre, présidente de la délégation française du groupe PPE-DE, cette décision constitue "une violation de l'esprit du Traité" et "un grave coup de canif dans l'accord d'Edimbourg". Elle n'en souligne pas moins que "même parmi les partisans de Strasbourg, il faut bien avouer que certains ont relâché la garde et se sont laissés gagner par l'impatience liée aux difficultés des déplacements vers la ville alsacienne". Les socialistes français dénoncent eux aussi une violation de l'esprit du traité. Marie-Hélène Gillig y voit "un coup porté à la France à la veille de la présidence de l'Union" pendant que Catherine Guy-Quint déplore l'hypocrisie des "députés les plus virulents contre les sessions de Strasbourg qui sont les moins présents tant à Bruxelles qu'à Strasbourg".

La suppression des séances du vendredi à Strasbourg a été très largement soutenue par les députés des pays du nord de l'Europe (Royaume-Uni, Pays-Bas, Irlande, Danemark, Suède et Finlande) ainsi qu'une majorité d'Espagnols et d'Italiens. Cinq verts français (Mmes Boumediene-Thiery et Flautre, MM. Cohn-Bendit, Lipietz et Rod) ont voté pour et sept autres députés français se sont abstenus: 5 élus d'extrême-gauche (Mmes Cauquil, Fraisse, Laguiller, Vachetta et M. Krivine), l'ultralibéral Alain Madelin et Marie-France Garaud.

Les députés allemands, français, autrichiens, grecs et luxembourgeois ont massivement voté contre la suppression du vendredi. Quatre députés belges (les démocrates chrétiens Johan Van Hecke et Miet Smet, le vert Paul Lannoye et Frank Vanhecke du Vlaams Blok) ont voté contre la suppression. Deux autres démocrates-chrétiens belges, MM. Grosch et Hansenne, se sont abstenus.

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