login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7696
Sommaire Publication complète Par article 13 / 55
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/coree

Accord (non contraignant) sur la construction navale, la Corée ayant souscrit un certain nombre d'engagements

Bruxelles, 11/04/2000 (Agence Europe) - L'Union européenne et la Corée du Sud ont conclu ce lundi un accord à l'amiable sur la construction navale. L'objectif est de maîtriser la crise mondiale dans le secteur de la construction navale, due en partie à la surcapacité de production et au dumping pratiqué par les chantiers navals de Corée du Sud (qui est aujourd'hui le premier producteur mondial avant le Japon). Selon les données de la Commission, les prix pratiqués par ses constructeurs auraient permis à la Corée d'enlever 72 % des nouveaux contrats en janvier 2000, contre 7% pour l'Union européenne. La part de l'UE serait passée de 25% en 1998 à 17% en 1999 sur un marché qui représente environ 2.000 bateaux par an.

Présenté sous la forme d'un "procès-verbal agréé", cet accord engage la Corée à ne pas subventionner à perte son industrie navale, à garantir la transparence des comptabilités et à assurer la fixation des prix selon les critères de marché (inclusion des coûts d'investissements, de l'amortissement de la dette, etc.). Le mécanisme de règlement des différends prévoit que les parties pourront nommer des experts indépendants pour examiner toutes allégations de pratiques déloyales. L'accord n'est toutefois pas contraignant et en cas de différends sur des cas précis, l'UE pourrait avoir recours à son règlement sur les obstacles au commerce, puis de l'organe de règlement des différends de l'OMC.

Le Conseil Industrie avait invité en novembre dernier la Commission européenne à entamer un dialogue avec la Corée du Sud pour l'amener à respecter les principes de l'économie de marché. L'UE reprochait aux chantiers coréens de vendre des navires à perte en faisant couvrir leur dette par les banques et institutions financières étatiques. Une partie des prêts du FMI aurait ainsi servi à financer les surcapacités des chantiers coréens. Une enquête présentée par le commissaire à l'industrie Erkki Liikanen montrait que certains chantiers coréens vendaient leur navire avec des pertes représentant jusqu'à 40 ou 50% du prix du contrat. "Le gouvernement coréen a également intérêt à redresser la situation puisque le financement de la dette des chantiers navals pèse en dernier ressort sur les contribuables coréens", souligne un négociateur européen.

Une fois approuvé à la majorité qualifiée par le Conseil, cet accord devrait être signé rapidement et entrer en vigueur dans les deux ou trois mois pour une durée indéterminée. Seule l'Espagne semble pour l'instant peu satisfaite du résultat des négociations, estimant qu'il ne permet pas réellement de réduire les surcapacités de l'industrie navale coréenne. La Commission se montrait toutefois optimiste sur les résultats du vote au Conseil.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE