Bruxelles, 29/03/2000 (Agence Europe) - Le 24 mars, la Présidence portugaise a fait au nom de l'Union européenne la déclaration suivante:
"L'Union européenne, saisie d'informations plus complètes sur les circonstances de la mort, dans la nuit du 20 au 21 novembre 1999, de Gabriel Gisabwamana, membre de l'Assemblée Nationale de Transition, tient à exprimer son inquiétude. Outre l'émotion que suscite la mort d'un homme, l'UE considère que la perpétration d'une telle violence à l'encontre d'un représentant de la Nation burundaise, membre d'une institution engagée dans les pourparlers interburundais, revêt un caractère de particulière gravité. Elle rappelle que le développement de toute forme de violence, quels qu'en soient les auteurs, ne peut qu'être préjudiciable à la recherche de la paix, et retarder l'aboutissement des pourparlers en cours. Elle se félicite que l'auteur présumé de cet acte ait été remis aux autorités judiciaires et elle souhaite que celui-ci soit jugé conformément à la loi. Elle demande aux plus hautes autorités de l'Etat de tout mettre en œuvre pour éviter le renouvellement de pareils actes de violence.
Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'Aele membres de l'Espace économique européen se rallient à cette déclaration."