Bruxelles, 29/03/2000 (Agence Europe) - Jacques Santer, ancien président de la Commission européenne et actuellement parlementaire européen, a précisé les circonstances de sa rencontre avec les journalistes de Sunday Times et sa réponse à leurs offres (voir EUROPE du 28 mars p.16). Un rendez-vous lui avait été demandé par une prétendue association "Industries for the Community" et il avait rencontré deux journalistes du Sunday Times qui s'étaient présentés au siège du Parlement européen, à Bruxelles, sous de fausses identités. Ils lui ont offert un contrat de consultant et des compensations financières pour des conseils sur un dossier spécifique; Jacques Santer a refusé ces deux offres. Il a accepté de participer éventuellement à une conférence d'information organisée par la prétendue association "Industries for the Community", étant entendu que les frais de déplacement et d'hébergement auraient été à la charge de l'organisateur, conformément au principe selon lequel les dépenses de toute participation à des conférences, séminaires, etc. doivent être assumées par les organisateurs "en vue d'éviter des dépenses inutiles d'argent public". La participation d'un parlementaire à une conférence d'information est tout à fait normale, car "le travail au Parlement européen implique un certain degré de contact avec les associations d'intérêt et les groupes d'influence".
En définitive, Jacques Santer "réfute les allégations et les procès d'intention de l'article du Sunday Times qui se base sur des informations présentées de manière détournée et tirées hors de leur contexte".