Bruxelles / Vilamoura, 25/02/2000 (Agence Europe) - L'Union européenne, le Mercosur, le Chili et la Bolivie vont réfléchir aux moyens de développer leur dialogue politique, parallèlement aux négociations commerciales qui seront lancées en avril (voir EUROPE d'hier p. 7). Le Mercosur et ses deux pays associés, le Chili et la Bolivie, ont présenté une déclaration et un programme d'action dans ce domaine, lors de la réunion ministérielle qui s'est déroulée cette semaine à Vilamoura. L'UE s'est engagée à présenter ses observations lors de la réunion des hauts fonctionnaires UE/Mercosur, qui devrait se tenir prochainement. La coopération politique serait renforcée et organiserait des actions pratiques sur les thèmes actuels du dialogue: la paix et la stabilité, la prévention des conflits, les mesures de confiance et de sécurité, la promotion et la protection des droits de l'homme, la démocratie et l'Etat de droits.
Les ministres ont souligné la nécessité de renforcer la coordination entre l'UE et les organismes du Mercosur dans le cadre du système des Nations Unies, indique le communiqué conjoint publié à l'issue de la réunion. Ils ont décidé à cet égard "de charger leurs représentants auprès des Nations Unies de tenir des réunions de travail peu avant la prochaine réunion de l'Assemblée générale afin de rapprocher les positions des uns et des autres". Les ministres ont aussi "réaffirmé l'importance de la contribution de nouveaux acteurs, partenaires et ressources de la société civile" dans le dialogue entre les deux régions et ont également insisté sur la nécessité d'intensifier le dialogue culturel.
Evoquant l'organisation de nouvelles négociations dans le cadre à l'Organisation mondiale du commerce, "les ministres ont souligné qu'il importait de maintenir la dynamique en vue du lancement d'un nouveau cycle complet de négociations", cycle qui "devrait avoir pour objectif d'améliorer l'accès au marché sans exclure aucun domaine". Reflet des préoccupations du Mercosur à propos de l'ouverture des marchés agricoles européens, le communiqué précise que les ministres "ont également noté qu'il importait que tous les membres aient la volonté de mener des négociations constructives dans le cadre de l'ordre du jour (de l'OMC), qui comporte l'agriculture et les services". Les deux parties conviennent que la première priorité du nouveau round doit être d'intégrer les pays en développement dans le système commercial mondial.