L'Autorité bancaire européenne (EBA en anglais) a publié, jeudi 11 juin, un projet de la méthodologie qu'elle appliquera lors de l'exercice 2027 des tests de résistance bancaires, qui intégreront - pour la première fois - le risque climatique.
Impliquant 63 banques de l'UE et de la Norvège gérant 75% des encours bancaires totaux, ces 'stress tests' évalueront l'exposition des banques aux sociétés non financières et à l’immobilier, en tant que canaux de transmission des risques liée à la transition climatique. Le risque climatique sera compilé dans un module séparé dont les résultats n'entraîneront pas de conséquences directes pour les banques évaluées.
L'autorité européenne définit le risque de transition climatique comme « un changement soudain et radical de la politique climatique dans un monde non préparé et dépendant des énergies fossiles, entraînant une réaffectation rapide des capitaux, des turbulences financières et des répercussions graves sur l'économie réelle ». En outre, elle définit le risque physique comme « les dommages financiers et économiques potentiels causés par des inondations fluviales survenant simultanément dans les pays de l'Espace économique européen ».
Par ailleurs, répondant à une demande de l'industrie, la méthodologie de l'EBA réduit de 55% le nombre de données requises par rapport à l'exercice 2025 des tests de résistance bancaire (EUROPE 13693/10). Seront notamment supprimés les données et les modèles utilisés lors des tests précédents et qui faisaient double emploi avec les rapports de surveillance réguliers.
Voir la méthodologie de l'EBA : https://aeur.eu/f/mbp (Mathieu Bion)