Les franchissements irréguliers des frontières extérieures de l’UE ont reculé de 26% en 2025, avec près de 178 000 détections, soit le seuil le plus bas enregistré depuis 2021, selon le bilan annuel publié jeudi 15 janvier par l'agence Frontex.
La route de la Méditerranée centrale est restée la plus empruntée, avec des niveaux de détection globalement similaires à ceux de 2024 et des départs prédominants depuis la Libye, tandis que les détections sur la route ouest-africaine ont chuté d’environ deux tiers, en lien avec la baisse des départs depuis la Mauritanie, le Maroc et le Sénégal. Les trois nationalités les plus fréquemment identifiées aux frontières de l'UE étaient les Bangladais, les Égyptiens et les Afghans.
Dans son bilan, Frontex souligne que 2026 sera une année « charnière », avec l’entrée en application du 'Pacte sur l'Asile et la Migration', le déploiement complet de l’Entry/Exit System (EES) et le lancement prévu du 'Système européen d'autorisation et d'information concernant les voyages' (ETIAS).
L’agence appelle néanmoins à la vigilance, soulignant que l’UE fait déjà face aux tentatives d'« acteurs hostiles » d’exploiter les flux migratoires pour mettre sous pression ses frontières extérieures.
Le bilan complet : https://aeur.eu/f/k98 (Justine Manaud)