La porte-parole du 'Service européen d'action extérieure' (SEAE), Anitta Hipper, a estimé, mercredi 2 avril, que l'Union européenne « regretterait vivement » toute démarche de la Hongrie qui viserait à se retirer du Statut de Rome instaurant la Cour pénale internationale (CPI), alors qu'est attendu à Budapest, jeudi 3 avril, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international délivré par la CPI pour les actes commis par Israël dans la guerre que ce pays mène contre le groupe terroriste du Hamas à Gaza depuis octobre 2023.
Mme Hipper a noté que le retrait d'un pays partie au Statut de Rome ne peut être effectif qu'un an après la demande formelle de retrait. Elle a rappelé la position du Conseil de l'UE de 2023, qui demande à tous les États membres de se conformer aux requêtes de la CPI.
Dans la décision 2011/168 du Conseil, l'UE et ses États membres se disent déterminés à mettre un terme à l'impunité des auteurs de crimes graves de la compétence de la CPI en prenant des mesures au niveau national et en renforçant la coopération internationale afin que des poursuites soient effectivement engagées à leur encontre. Ils s'engagent à promouvoir un soutien universel au Statut de Rome, à préserver l'intégrité de la CPI et à en assurer l'indépendance.
Voir la décision du Conseil : https://aeur.eu/f/g8h (Mathieu Bion)