La Commission européenne a annoncé, vendredi 17 mai, avoir envoyé une demande d'informations supplémentaires au moteur de recherche Bing concernant les risques spécifiques liés à ses fonctions d'intelligence artificielle (IA) générative.
Une première demande d'informations avait été envoyée en mars, sans réponse de la part de la plateforme. La Commission impose désormais à Bing de lui transmettre les informations réclamées d'ici le 27 mai, sans quoi elle pourra envisager des sanctions.
Cette demande, réalisée dans le cadre de la loi sur les services numériques (DSA) et juridiquement contraignante, vise deux fonctionnalités de Bing basées sur de l'IA générative, à savoir 'Copilot in Bing' et 'Image Creator by Designer'.
Cette décision intervient alors que l'UE et les autorités européennes chargées d'assurer la bonne mise en œuvre du DSA sont particulièrement attentives à la préparation de la future période électorale et des dangers qui pourraiennt émerger en ligne.
La Commission estime que Bing n'a pas assez étudié les risques que peuvent poser ces fonctionnalités, en particulier concernant la diffusion virale de 'deepfakes', ainsi que la manipulation automatisée de services, qui serait susceptible d'induire les électeurs en erreur. (Isalia Stieffatre)