L’eurodéputé Norbert Lins (PPE, allemand) a suscité, jeudi 16 mai, la colère de plusieurs ONG au sujet des procédures d’autorisation des substances actives (pesticides). Ces ONG demandent à la Commission européenne de « promouvoir dans le prochain mandat une agriculture alignée sur les critères du 'Pacte vert européen' ».
Une entreprise qui a développé une nouvelle substance ne pourra probablement pas la commercialiser avant 2040, a indiqué Norbert Lins, président sortant de la commission de l’agriculture du Parlement européen, dans un courrier adressé le 17 avril à la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides.
M. Lins demande à la Commission européenne de revoir le processus d’autorisation des pesticides afin de répondre à la pénurie de substances disponibles. « Aucun pesticide ne devrait être interdit à moins qu’un substitut durable et abordable, avec au moins le même niveau d’efficacité, ne soit déjà sur le marché », estime ainsi M. Lins.
« Alors que le processus actuel est censé garantir un niveau élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement, il souffre déjà d’importantes lacunes », rétorque une coalition de quinze associations, parmi lesquelles PAN Europe, BeeLife et Générations futures. Ces ONG ont écrit à la Commission pour rappeler que la Cour de justice de l’UE « a souligné le niveau insuffisant de mise en œuvre » du règlement concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques. « Nous vous invitons à refuser la proposition problématique de M. Lins », concluent-elles.
Lien vers les lettres : https://aeur.eu/f/c8s (Lionel Changeur)