La Présidence estonienne du Conseil de l'UE ouvre le débat sur la santé numérique, comme elle s'y était engagée dans son programme de travail. De concert avec ECHAlliance, elle a lancé une consultation afin d'interroger les parties prenantes sur les différents obstacles au déploiement de la 'santé numérique'.
Les prises de position seront intégrées à la déclaration pour une société de la santé numérique (DHS), qui sera signée lors de la conférence de haut niveau sur la santé en ligne, organisée à Tallinn du 16 au 18. Cette déclaration devrait par ailleurs orienter les discussions (et les conclusions) des ministres de la Santé lors de leur réunion de décembre prochain.
« Plus de 100 organisations - représentant les décideurs, les citoyens, les professionnels de la santé, les scientifiques, les entreprises et les contribuables - travaillent déjà sur la déclaration DHS qui peut faire la différence pour vraiment réaliser la transformation numérique des systèmes de santé », a déclaré Ain Aaviksoo, vice-Secrétaire général adjoint estonien chargé du développement et de l'innovation en matière de services électroniques. « Il existe une demande croissante pour l'utilisation de solutions numériques au profit de la santé des gens. Pour avoir un contrôle total de leur santé, les citoyens doivent également avoir le contrôle de leurs données en matière de santé. La DHS peut aider l'UE à y parvenir ensemble ».
La Présidence estonienne rappelle que 4 groupes de travail thématiques sur la santé numérique ont été mis sur pied avec l'aide de ECHAlliance (un réseau qui a pour objectif de mettre en contact les différents systèmes de santé en ligne et dont les membres fondateurs sont notamment les sociétés Roche, Johnson&Johnson, Intel ou Dell). Ces groupes de travail s'occupent respectivement de : (1) la convergence en matière de normes d'interopérabilité et le protocole numérique de télé santé ; (2) le contrôle des données par les citoyens ; (3) le cadre juridique pour faciliter la libre circulation des données et la réutilisation de ces données ; (4) la transformation numérique et la gestion du changement dans l'organisation de soins de santé et la protection sociale. Chaque groupe de travail devrait élaborer des conclusions en septembre 2017, conclusions qui seront associées à un appel à la mobilisation, conclut la Présidence dans son communiqué de presse. (Sophie Petitjean)