La Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure ont publié, lundi 24 juillet, une communication commune de 15 pages qui définit les moyens par lesquels « l'UE peut travailler, en étroite coopération avec la société civile, avec les autorités afghanes et toutes les parties prenantes, vers une paix durable, une démocratie consolidée, un développement équitable et la justice sociale en Afghanistan ».
Cette communication, qui sera discutée avec les États membres et le Parlement européen et contribuera à la nouvelle stratégie de l'UE en Afghanistan qui devrait sortir dans les prochains mois, porte sur quatre axes.
Le premier axe s’intéresse à 'la paix, la stabilité et la sécurité régionale'. L’UE entend soutenir et promouvoir un processus de paix et de réconciliation inclusif, mais aussi les aspects civils de la réforme du secteur de la sécurité. Elle veut aussi travailler avec le gouvernement afghan sur les priorités politiques stratégiques de ce dernier et concernant ses efforts pour lutter contre le crime organisé, le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent ou le trafic de drogue. La coopération régionale, y compris économique, est une autre priorité.
L’UE veut renforcer le travail sur la 'migration', notamment via un travail conjoint pour la pleine mise en œuvre des accords entre l'UE ou ses États membres et Kaboul. La communication cite la possibilité de négocier un accord de réadmission. Les actions de l’UE porteront aussi sur une aide pour résoudre les causes profondes de la migration irrégulière et des déplacements forcés et pour « créer un environnement offrant une alternative à la migration irrégulière, et permettre une réinsertion durable » des rapatriés.
En termes de 'développement économique et humain', la communication promeut, entre autres, une coopération technique pour la mise en œuvre de l'Agenda 2030 afghan pour le développement durable et le cadre national de paix et de développement.
La démocratie, l'État de droit, les droits de l'homme et le renforcement du rôle des femmes sont le dernier axe de travail de l’UE, qui compte aider le pays dans sa réforme du système électoral, dans la lutte contre la corruption ou dans l’amélioration des droits de l’homme et de la femme. L’UE souhaite, entre autres, développer la coopération dans la lutte contre la fraude aux fonds européens dépensés en Afghanistan. La communication est disponible à la page :
https://eeas.europa.eu/sites/eeas/files/joint_communication_-_elements_for_an_eu_strategy_on_afghanistan_0.pdf. (Camille-Cerise Gessant)