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Bulletin Quotidien Europe N° 11585
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) corÉe du sud

Nette accélération des échanges sous le régime de libre-échange avec l'UE depuis 2011

Bruxelles, 01/07/2016 (Agence Europe) - Les échanges bilatéraux de marchandises entre l'UE et la Corée du Sud n'ont cessé de croître depuis l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange entre les deux partenaires, le 1er juillet 2011, pour atteindre un niveau record de plus de 90 milliards d'euros en 2015, souligne un rapport publié par la Commission vendredi 1er juillet.

Les exportations de l'UE vers la Corée du Sud ont augmenté de 55% en cinq ans, contribuant à transformer son déficit commercial en excédent commercial. La Corée du Sud est devenue le neuvième marché à l'exportation pour l'UE. En outre, les entreprises de l'UE ont économisé 2,8 milliards d'euros grâce à la suppression ou à la réduction des droits de douane, souligne le rapport.

Outre les exportations plus traditionnelles de machines, d'équipements de transport et de produits chimiques, l'accord a ouvert de nouvelles perspectives d'exportation à de nombreuses PME européennes dans des secteurs aussi variés que l'industrie alimentaire et des boissons, la céramique, l'emballage, les équipements sportifs et la reliure, précise la Commission.

Les exportations de marchandises de l'UE auparavant soumises à des tarifs particulièrement élevés (notamment pour certains produits agricoles) bénéficient à présent de droits réduits, et elles ont augmenté de plus de 70 %. Certains secteurs ont connu une progression encore plus forte, comme l'automobile, les ventes de voitures de l'UE en Corée du Sud ayant, par exemple, triplé en cinq ans.

En outre, les entreprises de l'UE ont réussi à accroître de 11% la valeur de leurs prestations de services en Corée du Sud et les investissements bilatéraux de 35%.

La Commission continue de surveiller l'évolution de la situation des importations dans des secteurs potentiellement sensibles (le textile, l'automobile et les produits électroniques) et, de concert avec la société civile, elle accorde une attention particulière à l'effet du commerce sur le développement durable. Dans ce contexte, l'UE et la Corée du Sud coopèrent aussi sur les questions environnementales et les droits des travailleurs, ajoute le rapport.

La Commission rappelle que l'accord permet aux autorités de l'UE de poursuivre l'amélioration des conditions des échanges pour les entreprises européennes en soulevant d'éventuels problèmes au sein de plusieurs comités de mise en œuvre créés dans le cadre de l'accord. L'UE et la Corée du Sud sont par ailleurs convenus d'étudier la possibilité de modifier l'accord existant afin qu'il réponde encore mieux aux attentes des parties prenantes des deux parties, par exemple pour que les entreprises européennes puissent exporter via leurs plateformes logistiques asiatiques tout en bénéficiant de l'accord de libre-échange.

Seule ombre au tableau, plus de 35% des entreprises de l'UE exportant vers la Corée du Sud ne demandent pas à bénéficier du traitement privilégié (réduction des droits de douane et autres avantages) auquel elles ont droit à travers l'accord de libre-échange, par manque d'information, déplore la Commission, appelant les capitales européennes à faire connaître aux entreprises les avantages qu'offre l'accord.

L'accord de libre-échange UE/Corée du Sud a entraîné des changements importants, tels que la suppression, par les deux parties, des droits à l'importation sur la grande majorité des produits échangés entre les deux partenaires ainsi qu'une réduction des barrières administratives au commerce et une ouverture mutuelle en matière de prestations de services, de marchés publics et d'investissements. L'accord comprend aussi des dispositions en matière de politique de concurrence, de transparence des régimes réglementaires et de protection des droits de propriété intellectuelle, rappelle la Commission.

« Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Les effets produits par cet accord devraient contribuer à convaincre les sceptiques des grands avantages que tire l'UE d'un accroissement du libre-échange. Lorsque nos entreprises peuvent exporter plus facilement ou que les économies réalisées grâce à la suppression des droits de douane peuvent être réinvesties dans le développement des entreprises, la croissance européenne est stimulée, ce qui permet le maintien et la création d'emplois. Cela nous donne de nombreuses raisons de retrousser nos manches et de conclure tous les autres accords de libre-échange de l'UE encore à l'étude », a commenté la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström.

Le rapport annuel sur la mise en œuvre de l'ALE UE-Corée du Sud est disponible à l'adresse suivante: http://goo.gl/ytX6FD . (Emmanuel Hagry)

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