login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11138
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Les jeunes sont de moins en moins informés sur les drogues

Bruxelles, 22/08/2014 (Agence Europe) - En donnant la priorité à des recherches sur Internet, les jeunes sont de moins en moins bien informés au sujet des drogues, a révélé un eurobaromètre publié le 21 août.

De manière générale, par rapport à la dernière enquête sur les jeunes de 15 à 24 ans et la drogue réalisée en 2011, ils sont moins nombreux à avoir reçu des informations via des campagnes médiatiques ou la prévention à l'école ( -9 et -6 point). Un quart de jeunes n'auraient, par exemple, pas reçu d'information sur les euphorisants dit légaux, des substances en vente libre qui imitent les effets de drogues illicites. Or leur consommation a augmenté chez les jeunes passant de 5% en 2011 à 8% en 2014.

L'Observatoire européen des drogues et toxicomanies estime, en outre, qu'un jeune sur quatre d'une quinzaine d'année a déjà consommé de la drogue illicite.

Selon l'eurobaromètre, c'est sur Internet que les 14-25 ans sont le plus enclins à rechercher des informations sur les drogues licites ou les nouvelles substances psycho-actives (60%). Viennent ensuite les amis ou le personnel médical (environ 30% des cas respectivement). Se tourner vers des proches ou des centres spécialisés sur la drogue ne semble être une option que pour deux jeunes sur dix (25% et 21 % ).

Très majoritairement, les 15-24 ans continuent de percevoir très négativement les drogues dures telles que l'héroïne, la cocaïne ou l'ecstasy (plus de 90%). Cependant, si plus de neufs sur dix considèrent que l'usage régulier d'héroïne et de cocaïne est dangereux pour la santé, moins de 6 sur 10 par contre estiment que la faible consommation d'ecstasy est dangereuse. Les avis sont aussi mitigés sur le cannabis car un peu plus de la moitié des jeunes (53%) jugent que la substance doit rester interdite, alors que le reste (45%) pense que le cannabis devrait être réglementé. La moitié des jeunes (47%) estiment aussi que les euphorisants légaux imitant les effets de la drogue ne doivent être interdits que s'ils présentent un risque pour la santé.

La Commission européenne voit dans les résultats de cet eurobaromètre la confirmation qu'il est essentiel de bien diffuser l'information au sujet des drogues. Cinq programmes financiers de l'UE sont dotés de fonds pour la lutte contre la drogue, et financent des projets pour, par exemple, détecter de nouvelles substances ou aider sur le terrain des personnes confrontées aux drogues. (MD)