27/01/2012 (Agence Europe) - La perte de biodiversité coûte une fortune. S'ajoutant à la crise financière, le déclin constant de la biodiversité est une crise silencieuse qui coute à l'UE 450 milliards d'euros par an, affirme Gerben Jan Gerbrandi (ADLE, Pays-Bas), rapporteur spécial pour la biodiversité au Parlement européen. Son projet de rapport, présenté à la commission de l'environnement le 24 janvier, prône l'application du principe « pas de perte nette » (No Net Loss), en vertu duquel ceux qui sont responsables de dommages à la biodiversité devront compenser la perte. « Un quart des plantes et des animaux en Europe sont en danger d'extinction. Cette destruction de la nature coûte l'équivalent de quelque 3% de croissance, ce qui manque à l'Europe actuellement pour sauver l'euro », fait-il observer. Aussi estime-t-il que « le capital naturel doit être intégré dans les comptes nationaux ».(AN).