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Bulletin Quotidien Europe N° 10440
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/banques

Le secteur bien plus solide qu'il y un an, selon la Commission

Bruxelles, 29/08/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a estimé, lundi 29 août, que l'exercice 2011 des tests de résistance avait confirmé que la santé du secteur bancaire européen s'était améliorée par rapport à l'année dernière. « Les banques européennes sont d'une façon significative beaucoup mieux capitalisées maintenant qu'elles ne l'étaient il y a un an. Ceci a été confirmé par la troisième vague de 'stress tests' qui ont été conduits par l'Autorité bancaire européenne en juillet dernier », a déclaré le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn. Ce week-end, lors de la conférence américaine de Jackson Hole réunissant les principaux banquiers centraux de la planète, la directrice générale du FMI Christine Lagarde avait estimé que les banques européennes nécessitaient « une recapitalisation urgente » afin de « couper la chaîne de contagion » de la crise de la dette souveraine au secteur bancaire.

De l'avis du porte-parole de M. Rehn, « l'image est claire »: les banques identifiées sont engagées
« dans un processus de consolidation » qui passe en premier lieu par des levées de capitaux sur les marchés sur une période allant de six à neuf mois, avec si nécessaire la possibilité de faire appel à un soutien public. Les 'stress tests' ont été « de loin les plus rigoureux jamais pratiqués » depuis 2009 sur plus de 90 banques représentant plus de 60% des actifs bancaires en Europe, a-t-il souligné, convaincu que les propos de Mme Lagarde n'incitent pas l'Europe à faire plus que ce qui est prévu. Pour réussir les tests, les banques européennes devaient maintenir un noyau de fonds propres (core 'Tier 1' capital) supérieur à 5% de leurs actifs au regard d'un scénario adverse sur deux ans. Huit banques ont échoué faisant apparaître un déficit cumulé de capitalisation de 2,5 milliards d'euros et seize autres ont réussi de justesse (EUROPE n° 10421). S'ils ont révélé l'exposition des banques aux dettes des pays de la zone euro, les 'stress tests' n'ont cependant pas retenu l'hypothèse de défaut d'un État. (M.B.)