Bruxelles, 02/08/2011 (Agence Europe) - Le paiement total versé par les membres de l'UE 27 au titre du FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural) pour la période de programmation 2007-2009 s'élevait à 19,4 milliards d'euros, soit 21,3 % du budget global 2007-2013 (90,98 milliards), selon un rapport de la Commission européenne publié récemment. « Le calendrier pris en compte représentant 33 % de la période de paiement (3 années sur 9), ce chiffre indique une absorption des crédits légèrement tardive », note la Commission. Elle reconnaît que la mise en œuvre des programmes nécessite généralement davantage de temps durant les premières années avant d'atteindre leur vitesse de croisière, notamment en raison du fait que de nombreux programmes ont été approuvés vers la fin de l'année 2007 et que 41 programmes (sur 94) ont été validés en 2008.
Sur le paiement total versé au titre du FEADER pour la période de programmation 2007-2009 (19,4 milliards), la Commission indique que la situation est loin d'être homogène entre les États membres: seuls deux États membres (Luxembourg et Irlande) affichent un niveau de dépenses dépassant 40 %, tandis que trois d'entre eux (Roumanie, Bulgarie et Malte) ont utilisé moins de 10 % des crédits alloués. Le chiffre est très bas pour l'Italie (12-13%) et, avec un taux de 35%, la France arrive en cinquième position en partant des chiffres les plus élevés.
De nombreuses modifications des programmes ont d'ores et déjà été effectuées afin de résoudre les premières difficultés rencontrées, et d'autres adaptations ont été introduites pour intégrer les crédits supplémentaires axés sur les nouveaux défis (bilan de santé) et la crise financière (plan européen pour la relance économique), précise la Commission.
Elle note aussi que les chiffres préliminaires pour 2010 indiquent « qu'une majorité de programmes ont atteint leur vitesse de croisière ». La synthèse des évaluations à mi-parcours des programmes qui sera disponible en 2012 devrait indiquer dans quelle mesure les programmes sont susceptibles d'atteindre leurs objectifs et de répondre aux priorités de la Communauté, conclut la Commission. (L.C.)