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Bulletin Quotidien Europe N° 10204
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

Paris veut une mobilisation européenne sur la question des Roms

Bruxelles, 31/08/2010 (Agence Europe) - La France a indiqué, mardi 31 août, vouloir la mise en place d'un front commun en Europe pour résoudre le problème posé par les populations Roms. Cette annonce a été faite après une réunion, à Bruxelles, entre le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, et le ministre de l'Immigration, Éric Besson, et les commissaires européennes chargées des Affaires intérieures, Cecilia Malmström, et de la Justice, Viviane Reding. « Ce qui importe, c'est de rentrer dans une phase de dialogue constructif avec l'Union européenne, mais surtout de mobiliser l'UE dans le respect des Traités » face à un problème d'« une ampleur très importante » car il concerne 11 millions de personnes en Europe, a déclaré M. Lellouche, devant la presse. « Ce qui est important, c'est que l'argent soit utilisé », a-t-il affirmé, précisant que si la Roumanie recevait 4 milliards d'euros par an, elle en dépensait seulement 80 millions pour aider les Roms. « C'est un problème », a-t-il dit, rappelant qu'il avait demandé au gouvernement roumain la création d'un plan d'intégration. Il a aussi demandé à Mme Reding la mobilisation de l'ensemble des moyens de la Commission de sorte que cet argent aille aux populations qui en ont le plus besoin. De plus, il a sollicité une coopération policière et judiciaire européenne qui complétera la coopération bilatérale franco-roumaine. Le secrétaire d'État a toutefois réfuté la mauvaise conduite des autorités françaises lors des évacuations de camps et des expulsions de Roms dans leurs pays d'origine. « Il n'y a eu aucune violation des droits de l'Homme en France concernant cette situation les dernières semaines », a-t-il souligné, estimant que la France avait été accusée de façon « franchement scandaleuse ». De son côté, M. Besson a indiqué que l'entretien avec les commissaires avait été « franc, approfondi et constructif ». « Nous ne sommes pas ici pour répondre aux réserves de la Commission, mais pour expliquer ce que la France fait et pour évoquer l'avenir et la façon dont nous pouvons coopérer », a-t-il tenu à rappeler. (B.C.)

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