Bruxelles, 03/08: 2010 (Agence Europe) - Le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, a appelé lundi 2 août les pays de l'UE à se mobiliser pour l'insertion des Roms. « Il faut la mobilisation de tous. Le devoir d'intégration est d'abord celui des pays d'origine » et des pays comme la France « ont un devoir d'assistance et d'accompagnement qui ne peut s'y substituer », a-t-il déclaré à l'AFP. Selon lui, l'insertion des Roms doit se faire « dans le cadre du droit européen ». Le gouvernement français a décidé une série de mesures drastiques envers les Roms vivant en France (EUROPE n°10191). « Les transferts financiers massifs » européens au bénéfice de ce pays - 20 milliards d'euros dans le budget européen 2007/2013 - « valent aussi pour ses minorités », a souligné M. Lelouche, précisant qu' « on ne peut avoir d'un côté des transferts financiers d'ouest en est et des transferts de minorités dont on ne s'occupe pas suffisamment d'est en ouest ». Il a aussi déploré que le sommet européen de Cordoue consacré au sort des Roms ait été en avril « un échec retentissant ». L'Europe accompagne « insuffisamment » les efforts d'insertion des pays ayant de fortes minorités roms, elle devrait mobiliser « administrateurs et experts », a-t-il estimé. La Suède vient quant à elle de lancer un appel à la Commission afin qu'elle mette au point un nouveau « plan d'action contraignant » pour résoudre la « situation alarmante » des Roms en Europe. Birgitta Ohlsson, ministre des Affaires européens et sa collègue Nyamko Sabuni, chargée de l'intégration, demandent à la commissaire à la Justice, Viviane Reding, d'agir « immédiatement ». À défaut, la Suède entend saisir le Conseil des ministres de l'UE. La Commission européenne a indiqué, lundi 2 août, que concernant les possibles expulsions de Roms, les directives en vigueur étaient « très claires », à savoir que tout citoyen européen a le droit de circuler ou de séjourner dans un État membre à condition de disposer des ressources suffisantes et de ne pas menacer la sécurité publique. Ensuite, chaque cas doit être examiné individuellement par les États et il ne peut y avoir d'expulsions en raison de l'appartenance à un groupe déterminé. (B.C.)