Bruxelles, 29/07/2010 (Agence Europe) - Catherine Ashton, la Haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a déploré, mercredi 28 juillet, la reprise des exécutions au Japon, où deux condamnés pour meurtre ont été pendus. « Je regrette profondément l'exécution par pendaison de Hidenori Ogata et de Kazuo Shinozawa, et le fait que ceci marque la reprise des exécutions au Japon après une année durant laquelle aucune n'a eu lieu », a indiqué Mme Ashton dans un communiqué de presse. Mme Ashton rappelle que l'UE « est opposée à l'usage de la peine capitale dans tous les cas et toutes les circonstances », persuadée qu'elle est « cruelle et inhumaine » et « que son abolition est essentielle pour protéger la dignité humaine ».
Par ailleurs, Mme Ashton salue les efforts déployés par la ministre japonaise de la Justice, Keiko Chiba, pour relancer le débat dans le pays sur la peine de mort (elle, qui est opposée à la peine de mort, a aussi mis en place un panel pour étudier ce sujet). Et Mme Ashton d'appeler les autorités japonaises à imposer un moratoire sur l'application de la peine capitale, avant d'en ordonner l'abolition.
Kazuo Shinozawa et Hidenori Ogata sont les premiers condamnés exécutés par pendaison depuis l'arrivée au pouvoir, en septembre 2009, du Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche). Le premier avait tué six personnes en mettant le feu à une bijouterie du nord-est de Tokyo et le second avait tué un homme et une femme et grièvement blessé deux autres victimes dans le nord de la capitale. Les précédentes pendaisons, concernant trois condamnés dont un Chinois, avaient eu lieu il y a un an jour pour jour, à l'époque où les conservateurs du Parti Libéral-Démocrate étaient encore aux affaires. (L.C.)