Bruxelles, 25/03/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne a immédiatement corrigé le tir, jeudi 25 mars, après les déclarations dans la presse du commissaire européen à l'Énergie, Günther Oettinger, qui ont quelque peu semé la confusion concernant le calendrier de mise en œuvre du projet de gazoduc Nabucco: la canalisation censée acheminer le gaz d'Asie centrale vers le marché communautaire doit bien entrer en service en 2014 pour tourner à pleine capacité en 2018. Dans un entretien au quotidien Süddeutsche Zeitung du 24 mars, M. Oettinger dit espérer qu'une décision définitive pour la construction du gazoduc interviendra en 2010, pour que des premières livraisons de gaz soient effectives « sans doute plutôt en 2018 ». « Les chances de voir le gazoduc se concrétiser ont considérablement augmenté au cours des six derniers mois, ce projet de prestige pour l'UE a environ 65% de chances d'aboutir », avait ajouté M. Oettinger. Le commissaire compte sur une conférence internationale, peut-être en juillet à Ankara, afin de lever les derniers obstacles ; elle réunirait les pays fournisseurs, les pays de transit, les banques et les compagnies énergétiques impliquées dans le projet, l'autrichien OMV, l'allemand RWE, le hongrois MOL, le roumain Transgaz, le bulgare Bulgargaz et le turc Botas. Jeudi, sa porte-parole, Marlene Holzer, a confirmé les corrections apportées à ses propos par les services de RWE. La mise en chantier de Nabucco reste prévue fin 2011 ; le gazoduc reliera d'abord la Turquie à l'Autriche, pour être opérationnel en 2014, puis sera étendu jusqu'en 2016, et sa capacité progressivement portée à 31 milliards de m3 en 2018. Le coût de la construction du projet Nabucco est évalué à près de 8 milliards d'euros, mais son tracé n'a toujours pas été définitivement arrêté. (E.H.)