Bruxelles, 05/01/2010 (Agence Europe) - La commissaire désignée à la Justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté, Viviane Reding, s'est déclarée en faveur de « progrès rapides » concernant le projet de règlement relatif à la loi applicable aux divorces transfrontaliers (Rome III). C'est ce qu'elle a déclaré dans ses réponses au questionnaire des députés européens en vue de son audition par les commissions LIBE, JURI et FEMM du PE, le 12 janvier prochain. Faisant allusion au veto suédois concernant la proposition, Mme Reding rappelle que tous les États membres doivent participer aux politiques de l'UE. « Je suis aussi convaincue que la dimension humaine de cette proposition, laquelle supprime une incertitude juridique importante pour les enfants et leurs parents se trouvant dans des situations de conflits binationaux, ne nous autorise pas d'attendre plus longtemps », a-t-elle estimé. En l'absence de solution, la commissaire désignée se dit même prête à présenter une proposition de coopération renforcée sur Rome III dans les premiers mois de son mandat. « Une coopération renforcée dans ce domaine enverra un signal fort à tous les États membres. Bien sûr, j'espère sincèrement qu'une bonne proposition de la Commission, soutenue par de nombreux États membres, attirera bientôt tous les autres pays », a-t-elle dit. L'Espagne a fait de Rome III une priorité de sa présidence et a pressé la Commission de présenter une proposition en ce sens (EUROPE n° 10032). Du côté des services de la Commission, on attend désormais des lignes directrices claires en provenance de Mme Reding en vue de préparer un nouveau projet de texte. (B.C.)