Bruxelles, 20/10/2008 (Agence Europe) - Le président américain George W. Bush a annoncé, vendredi 17 octobre, la suppression de l'exigence de visa pour les ressortissants de six nouveaux pays de l'UE pour entrer aux États-Unis pendant 90 jours. La République tchèque, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie et la Slovaquie « remplissent désormais les conditions pour être admises au programme américain de dispense de visa » (Visa Waiver Program - VWP), a indiqué M. Bush dans une déclaration à la Maison Blanche. M. Bush a souligné que les six pays concernés ont accepté en retour de partager des informations avec les États-Unis pour lutter contre le terrorisme. « Bientôt les citoyens de ces pays pourront entrer aux États-Unis pour affaires ou pour faire du tourisme sans disposer d'un visa », a-t-il ajouté. La dispense devrait entrer en vigueur dans environ un mois, a-t-il dit, confirmant à demi-mot la date du 17 novembre comme possible point de départ pour l'extension du VWP aux nouveaux pays. Le président américain a rappelé que le processus restait ouvert pour que les six derniers des 27 membres de l'UE restant soumis à l'obligation de visa (la Bulgarie, Chypre, la Grèce, Malte, la Pologne et la Roumanie) puissent bénéficier du même traitement. Alors que Malte espère pouvoir encore entrer dans le VWP d'ici la fin de l'année, d'autres pays devront encore attendre. L'ambassadeur grec à Washington, Alexandros Mallias, a accueilli à regret cette nouvelle, estimant que ce n'était pas une bonne journée pour la Grèce ou pour la communauté grecque vivant aux États-Unis. « La Grèce devait être le premier pays à participer au programme », a-t-il précisé. La nouvelle a également déçu les responsables polonais, qui espèrent que la prochaine administration américaine fera de l'inclusion de la Pologne dans le VWP un sujet prioritaire. « Nous allons continuer à travailler avec les autorités américaines pour obtenir le même traitement pour tous les citoyens de l'UE », a néanmoins assuré le commissaire européen Jacques Barrot, chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité, après l'annonce de M. Bush. Cela fait désormais plusieurs années que l'affaire de la réciprocité des visas est un sujet de litige entre les États-Unis et l'Union européenne (EUROPE n° 9760 et n° 9762). (B.C.)