Bruxelles, 04/08/2008 (Agence Europe) - Le Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, et le négociateur iranien sur la question nucléaire, Saïd Jalili, ont eu, lundi 4 août, une conversation téléphonique. Aucune indication sur la conversation n'a filtré, M. Solana souhaitant en référer au groupe des Six.
Cette discussion fait suite à la réunion du 19 juillet dernier à Genève, où les cinq membres du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) et l'Allemagne avaient proposé à Téhéran une version remaniée de leur offre de coopération économique et politique afin d'inciter l'Iran à suspendre ses activités d'enrichissement nucléaire. Des négociations sur ces mesures pourraient avoir lieu si Téhéran répondait favorablement à l'offre de double gel proposé par les Six pour faciliter la décision. L'Iran s'engagerait alors à ne pas installer de nouvelles centrifugeuses pour l'enrichissement et, dans le même temps, la communauté internationale s'abstiendrait d'envisager de nouvelles sanctions.
Du côté iranien, on continue de souffler le chaud et le froid. Si le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien indiquait, avant l'entretien avec M. Solana, que l'Iran souhaitait « poursuivre la négociation avec une approche positive qui crée une atmosphère constructive », le président iranien Mahmoud Ahmadinejad réaffirmait, lors d'une rencontre ce week-end avec son homologue syrien Bachar al-Assad à Téhéran, que « la nation iranienne ne cédera pas un pouce sur ses droits au nucléaire ». (A.B.)