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Bulletin Quotidien Europe N° 9180
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/commerce

L'UE pourrait améliorer davantage son offre agricole si les Etats-Unis font de même, indique Peter Mandelson

Bruxelles, 26/04/2006 (Agence Europe) - Lors de sa réunion hebdomadaire de mercredi, la Commission européenne a eu un long débat sur l'état des négociations commerciales à l'Organisation Mondiale du Commerce, notamment à la lumière du report de la réunion ministérielle initialement prévue pour fin avril (voir EUROPE n° 9178). Nous avons exprimé notre « grande préoccupation » quant aux chances de parvenir à un accord final sur ce round, a affirmé le Commissaire en charge du commerce, Peter Mandelson, devant la presse à Bruxelles. Si la situation n'est pas rose, ce n'est pas la faute de l'Union européenne qui a été un acteur déterminant dans la préparation, le lancement et le déroulement du cycle de Doha depuis 2001, a-t-il estimé. L'UE n'est pas prête à renoncer et poursuivra ses efforts en vue d'obtenir un résultat « ambitieux mais réaliste », a-t-il assuré. « Nous voulons conclure ces négociations cette année, mais pas à n'importe quel prix. Cela veut dire que nous insisterons en faveur d'un accord sur les principaux sujets avant cet été », a dit le Commissaire. L'un des principaux problèmes dans les négociations est la difficulté d'évaluer la valeur économique réelle des différentes offres en matière d'accès au marché et de réduction de subventions qui se trouvent actuellement sur la table, a expliqué M. Mandelson. Pour débloquer la situation, il faudra avant tout que les Etats-Unis améliorent leur offre agricole, mais aussi que les grands pays en développement, tels que la Chine, l'Inde et le Brésil, fassent des offres plus substantielles en ce qui concerne la réduction de leurs tarifs industriels, a-t-il dit. Si les Etats-Unis sont vraiment prêts à améliorer leur offre agricole, l'UE répondra en améliorant ses propres propositions, a indiqué M. Mandelson. La position de la Commission, réitérée lors du débat de mercredi, est claire: pour son « sacrifice agricole », l'UE doit obtenir un meilleur « retour » sous la forme de nouvelles opportunités économiques pour ses exportateurs.

Entre-temps, le Premier ministre britannique Tony Blair a estimé lui aussi que l'UE devrait revoir son offre agricole afin de débloquer les pourparlers, à condition que les autres pays en fassent autant. « S'il y a une volonté de la part de ces pays de mettre une meilleure offre sur la table, nous, l'Europe, devrions être prêts à revoir notre politique en relation avec cela », a déclaré M. Blair aux Communes.

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