Bruxelles, 29/07/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne a confirmé vendredi qu'elle présentera en septembre une communication consacrée à la radicalisation, essentiellement mais non exclusivement à l'extrémisme islamiste. Ce document portera sur les imams radicaux mais aussi sur les skinheads, qui se nourrissent mutuellement, a souligné une source de la Commission. Ce texte, qui devrait être présenté après la mi-septembre, sera la contribution de la Commission à la stratégie que le Conseil européen doit approuver en décembre. Déjà prévue, cette stratégie va prendre une nouvelle dimension après les attentats de Londres, perpétrés par quatre jeunes britanniques.
La Commission européenne a confirmé cette proposition vendredi à l'occasion de la présentation, trois semaines après les attentats meurtriers de Londres, d'un communiqué de presse qui reprend les mesures européennes prises et prévues contre le terrorisme, déjà inclues dans la déclaration adoptée par les ministres des affaires intérieures le 13 juillet, ou dans le plan d'action de l'UE contre le terrorisme.
Dans ce communiqué, la Commission maintient qu'elle va présenter une proposition en septembre sur la rétention des données de télécommunications, alors que le Conseil a réaffirmé qu'il entend, sur ce sujet, adopter la décision cadre déjà présentée par quatre Etats membres. Les ministres avaient même spécifié qu'ils entendaient le faire d'ici le mois d'octobre. La Commission n'a pas pu préciser vendredi si elle présentera sa proposition concurrente avant ou après l'informel JAI des 8 et 9 septembre, « Il faut au moins discuter notre proposition », a déclaré le porte-parole du Commissaire Frattini. La Commission met en avant « la valeur démocratique énorme » de sa proposition, qui serait adoptée en codécision avec le Parlement européen et permettrait de mener des procédures d'infraction en cas de problème, alors que le Conseil planche sur un texte qu'il adoptera seul. Le Parlement européen soutient fortement la position de la Commission.
25 personnes travaillent au sein de la Commission européenne sur les questions de terrorisme, en comptant les huit personnes qui se consacrent exclusivement à ce dossier et les domaines qui touchent entre autre au terrorisme, comme l'accès aux données.