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Bulletin Quotidien Europe N° 8903
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/liban/voisinage

La crise politique retarde le calendrier dans les relations avec l'UE

Bruxelles, 07/03/2005 (Agence Europe) - La situation au Liban - manifestations populaires contre la présence syrienne, démission du gouvernement et pression constante sur le chef de l'Etat - a eu comme conséquence un report des discussions prévues pour la mise au point du « plan d'action » pour le Liban dans le cadre de la « politique de voisinage » de l'UE. Une délégation européenne devait se rendre au Liban mais cette visite de travail a été ajournée en attendant la désignation d'un nouveau gouvernement à Beyrouth. Le gouvernement libanais démissionnaire avait, il y a deux mois, donné le feu vert pour entamer les négociations sur le « plan d'action », précise-t-on de source libanaise. Benita Ferrero-Waldner, Commissaire aux Relations extérieures, avait remis solennellement le 2 mars à l'Ambassadeur du Liban le rapport rendu public le même jour et visant à amorcer les discussions sur le « plan d'action » (voir EUROPE du 3 mars, pages 7 et 8). Ces discussions devaient être entamées sans attendre l'entrée en vigueur de l'accord d'association qui n'aura lieu qu'à la fin de la procédure de ratification par les Parlements des Etats membres de l'UE et celui du Liban (qui a déjà approuvé le texte de l'accord en décembre dernier). Deux pays européens font encore défaut: Pays-Bas et Italie. La même source libanaise déplore le retard de ces deux pays mais garde l'espoir que l'accord soit ratifié et puisse être mis en œuvre dans les deux prochains mois.

Pour le Liban, l'appui européen sera primordial dans la période qui vient. Selon la presse libanaise, un prolongement de la crise politique qui affecte le Liban pourrait aggraver la stagnation de l'activité économique constatée. Un dirigeant d'une des principales banques - Byblos - a affirmé le Liban est « à la croisée des chemins, la situation économique pouvant évoluer dans un sens comme dans l'autre », en fonction de l'évolution des rapports syro-libanais. Il faut trouver une issue rapide à la crise politique, « sinon le flux de capitaux va s'assécher », a-t-il averti. La presse fait état aussi de déclarations du Conseil des évêques (maronites) qui craint un « effondrement économique » si la crise politique n'était pas vite maîtrisée.

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