login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8884
Sommaire Publication complète Par article 24 / 49
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/aides d'etat

Neelie Kroes annonce la chasse aux « canards gras »

Bruxelles, 08/02/2005 (Agence Europe) - La Commissaire européenne à la concurrence Neelie Kroes, dans une interview au Corriere della Sera du 7 février, répond en particulier sur le dossier délicat de la révision du système européen des aides d'Etat, en déclarant: « Le Conseil européen a décidé de réduire le volume des subventions publiques et de mieux les sélectionner (…). La vraie force de l'économie européenne se trouve dans les petites et moyennes entreprises (…). Alors, nous devons en encourager la modernisation, l'innovation (…) Notre avenir ne dépend pas des grandes industries, des champions nationaux, et nous ne pouvons donc pas continuer à utiliser des ressources précieuses pour continuer à nourrir ce que j'appelle les canards gras ». Nous ne pourrons pas avoir « plus d'Europe avec moins d'argent », reconnaît par ailleurs Mme Kroes, qui précise: « Il faut donc discuter sur la manière de récupérer des ressources. En revoyant les règles sur les aides d'Etat, je pense qu'on pourra récupérer des marges. Les autres Commissaires le font dans les secteurs de leur compétence, y compris Mariann Fischer Boel pour l'agriculture ».

Peut-on parler d'Alitalia comme d'un « canard gras » ? Mme Kroes réplique: « Si je dois répondre par un net oui ou non, je dis non. Je rappelle que les aides d'Etat aux compagnies aériennes sont une compétence du Commissaire Barrot (aux transports). Mais sur un plan général, nous devons tenir compte des règles de la concurrence. Si le plan Alitalia les respecte, il ne devrait pas y avoir de problème ». Les nouvelles règles vont-elles pénaliser l'Italie, et en particulier le Mezzogiorno ? A cette question, Mme Kroes répond: « L'Italie est l'un des grands pays riches de l'Union, et devra donc, proportionnellement, réduire le volume des aides d'Etat autorisées. Ceci ne signifie pas abandonner les zones qui ont objectivement besoin d'un soutien. Le Mezzogiorno en est une et, donc, pendant une certaine période, rien ne devrait fondamentalement changer ».

Interrogée sur « l'héritage » de Mario Monti, Mme Kroes note que son prédécesseur « a développé un excellent système de contrôle sur les fusions », et elle ajoute: « Sur ce front-là, nous ne changerons rien. J'en ai discuté avec d'autres Commissaires, y compris Verheugen, et nous étions tous d'accord ».Quant au nombre d'affaires qu'elle a dû renoncer à traiter pour éviter le risque de conflit d'intérêts, Mme Kroes précise: « seulement huit, sur plus d'un millier d'affaires ouvertes ».

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE