07/02/2005 (Agence Europe) - Alors que deux socialistes français membres du Parlement européen (Marie-Noëlle Lienemann et André Lagniel) signent avec des députés français, dans Le Monde des 6 et 7 février, un appel « Contre Bolkestein ! », l'élu européen de la CSU Joachim Wuermeling s'en prend à ceux qui suscitent « une panique injustifiée » à propos de la proposition de directive sur les services dans le marché intérieur. M. Wuermeling, qui invite explicitement le Commissaire au marché intérieur Charlie McCreevy à ne pas retirer la proposition présentée par son prédécesseur Frits Bolkestein (ce que la Commission n'a jamais dit vouloir faire: voir EUROPE du 5 février, p.7), reconnaît que certaines clarifications sont nécessaires, notamment en ce qui concerne les services d'intérêt général ou les compétences de contrôle des autorités nationales. La libéralisation est la seule possibilité d'exploiter le potentiel de ce secteur en termes de création d'emplois, insiste M. Wuermeling, pour qui la directive tant décriée serait particulièrement intéressante justement pour un pays comme l'Allemagne, « avec maintenant plus de cinq millions de chômeurs » et, en même temps, des services de haute valeur qui sont entravés par « les chicaneries bureaucratiques ».