Bruxelles, 06/12/2004 (Agence Europe) - Tous les cinq ans, le Parlement européen, nouvellement élu, doit à son tour élire un Médiateur européen. Désigné il y a peine vingt mois pour achever le mandat de son prédécesseur qui avait choisi de prendre sa retraite, le Grec Nikiforos Diamandouros compte bien rester en fonction pour un nouveau mandat complet de cinq ans. Pour lui, comme pour le Parlement et les éventuels postulants, cette élection s'apparente clairement à une simple formalité. Publié durant l'été, l'appel à candidature est passé presque inaperçu et un seul candidat a finalement osé relever le défi: l'Italien Giuseppe Fortunato qui part cependant avec un sérieux handicap, alors que Nikiforos Diamandouros vient de recevoir un satisfecit du Parlement lors du vote, le 18 novembre, du rapport du socialiste irlandais Proinsias de Rossa.
Déjà recalé en janvier 2003 (il n'avait obtenu que 35 voix en plénière), Giuseppe Fortunato, quoiqu'il arrive, aura eu le mérite de donner à cette procédure les traits d'une élection. A la commission des pétitions qui l'auditionnait la semaine dernière, il a expliqué que Nikiforos Diamandouros avait obtenu trop peu de résultats aux cours des derniers mois. L'actuel médiateur régional en Campanie a insisté sur son énergie et sa détermination à servir le citoyen « coûte que coûte » et à lui donner satisfaction le plus rapidement possible, quitte à bousculer les procédures. « Il ne faut pas seulement parler et rencontrer les gens, ou écrire des lettres pour dire qu'on n'est pas compétent. Le médiateur est l'ami du citoyen. Il doit transformer une souffrance en sourire ».
Nikiforos Diamandouros s'est pour sa part borné à rappeler son parcours universitaire et professionnel et il est revenu sur les résultats des derniers mois. Il a laissé entendre qu'un certain nombre d'initiatives pourraient contribuer au cours des prochaines années à rendre les services du Médiateur européen plus accessibles aux citoyens.