Bruxelles, 24/11/2004 (Agence Europe) - La Confédération européenne des syndicats (CES) et le Centre européen des entreprises publiques et de services d'intérêt économique général (CEEP) considèrent que les enjeux de la proposition de directive européenne sur les services sont tels qu'il faut se donner le temps de l'évaluation et de la consultation. Dans un communiqué de presse conjoint, ils demandent au Conseil « d'adopter une approche pragmatique et équilibrée » qui concilie « la réalisation du marché intérieur des services avec le respect du droit des salariés, du droit des consommateurs et des citoyens européens ». John Monks, Secrétaire général de la CES, et Rainer Plassman, Secrétaire général du CEEP, exhortent le Conseil à « dépasser la logique d'exemption sectorielle » qui prévaut dans le texte actuel et à lancer un débat en profondeur sur « l'application du principe du pays d'origine à l'ensemble des services et sur son impact ». MM. Monks et Plassman demandent au Conseil de faire réaliser une « étude générale d'impact de cette révolution juridique sans précédent dans l'Union ». Selon eux, les « propositions de clarification du Conseil sont insuffisantes et ne garantissent pas la préservation de l'acquis communautaire en matière sociale ». John Monks et Rainer Plassman partagent les inquiétudes exprimées par les experts lors de l'audition publique du PE du 11 novembre (EUROPE du 13 novembre). Ils demandent au Conseil de « proposer un traitement adapté des services d'intérêt général qui respecte les obligations de service public et qui garantisse que ces missions sont correctement menées, ainsi que leur accessibilité, leur qualité et leur continuité ».