Bruxelles, 12/11/2004 (Agence Europe) - Sans surprise, les deux branches de l'autorité budgétaire, à savoir le Conseil des ministres et le Parlement européen, ne sont pas parvenues, jeudi à Bruxelles, à surmonter leurs divergences sur les sujets encore conflictuels du projet de budget pour 2005: - le financement des agences communautaires (le PE, qui refuse de les financer, n'a fait montre d'aucune ouverture) ; - les moyens de trouver les fonds nécessaires pour l'Irak, la partie nord de Chypre, la Croatie ou encore le programme « Peace » en Irlande du nord ; - le volume d'augmentation des crédits de paiements (voir les détails de ces sujets dans EUROPE du 10 novembre 2004, p.13). Comme annoncé, le comité budgétaire du Conseil (qui prépare les travaux des ministres de l'UE responsables du budget) a décidé, à ce stade de la procédure, de revenir scrupuleusement aux résultats de la première lecture du Conseil (EUROPE du 17 juillet 2004, p.6). La concertation entre les deux branches de l'autorité budgétaire, qui doit se dérouler le 25 novembre avant la seconde lecture du projet de budget 2005 par le Conseil, promet donc d'être difficile. Pour parvenir à un accord global sur le projet de budget 2005 (et permettre ainsi une adoption sans problème en décembre par le PE), les deux institutions devront surtout trouver un compromis sur la mobilisation de l'instrument de flexibilité (mécanisme budgétaire autorisant un dépassement d'au maximum 200 millions d'euros du plafond annuel d'une des rubriques des perspectives financières).