Bruxelles, 09/09/2004 (Agence Europe) - Aldo Ajello, représentant spécial de l'UE dans la région des Grands Lacs africains, de retour d'une mission de deux jours en République démocratique du Congo, plaide pour un renforcement de la Monuc en qualité, non en nombre. Devant la presse à Bruxelles, il a fait état, jeudi, de problèmes persistants dans le pays (pas d'armée unifiée, insécurité pour des minorités ethniques dans l'Est du pays, problème du désarmement, problème des radios de la haine à Kinshasa qui appelle à la plus grande vigilance), mais il a estimé que “le processus de transition est sur les rails, même si tout n'est pas encore résolu”. Aldo Ajello a insisté notamment sur le risque persistant d'implosion au sein du RCD qui “casserait l'équilibre de la transition”. Il s'est félicité que, pour l'heure, la crise ait pu être résolue grâce aux pressions principalement de l'Afrique du Sud , mais aussi de l'Europe, appuyée par la Monuc, et même des Etats-Unis. “C'est un exemple probant de ce que l'on peut obtenir en parlant d'une même voix”, a-t-il estimé.
L'UE va examiner le rapport général les Nations unies sur la Monuc qui propose son renforcement en nombre (passer de 11 000 à 23 000 hommes) et en qualité, mais, selon M. Ajello, tout le monde n'est pas prêt à “mettre le paquet” en termes financiers et de ressources humaines. Selon lui, il pourrait néanmoins y avoir un renforcement de la composante européenne au sein de la Monuc, au niveau du renseignement, et en termes financiers pour accroître la qualité des troupes.