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Bulletin Quotidien Europe N° 8766
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/soudan

Les pistes pour une contribution européenne au Darfour

Bruxelles, 10/08/2004 (Agence Europe) - L'Union européenne a « quatre pistes » pour contribuer à une amélioration de la situation au Darfour, a expliqué Pieter Feith au retour de la mission de cinq jours qu'il a conduite dans cette région, mais ces quatre pistes dépendent à la fois de la volonté d'engagement des Etats membres de l'UE et, surtout, de la coopération des autorités soudanaises.

Le représentant personnel de Javier Solana a expliqué qu'à coté de l'action politique, l'Union pourrait travailler avec le gouvernement soudanais à la mise en place de mesures de confiance (retrait des forces armées, création au Darfour de zones protégées, etc.) permettant le retour des populations réfugiées dans l'est du Tchad. L'Union européenne pourrait aussi envoyer un groupe de 25 à 30 experts qui pourraient être intégrés à la chaîne de commandement de la police soudanaise. Une telle mesure viserait à améliorer la sécurité tout en cherchant à renforcer le respect des normes internationales en matière de droits de l'homme. La quatrième piste est celle du soutien apporté à l'Union africaine, y compris, le cas échéant, au déploiement de trois bataillons des pays africains au Darfour si cette mesure était décidée. Pour l'instant l'UE dispose de neuf observateurs, soit autant que les Etats-Unis, dans la mission d'observation de l'Union africaine. Des discussions sont en cours sur une augmentation du nombre d'observateurs européens en vue d'assurer la participation d'un observateur de l'UE à chacune des 12 équipes d'observateurs.

A l'issue de sa visite d'une journée au Darfour, au cours de laquelle la mission européenne s'est rendue dans 4 des 6 secteurs de la commission de cessez-le-feu de l'Union africaine, Pieter Feith a insisté sur la complexité d'une situation qu'il a qualifiée de « pas claire ». Les intentions du gouvernement ne sont pas claires, pas plus que ne le sont ses relations avec les milices janjawids, ajoute-t-il tout en affirmant: « Nous ne sommes pas dans une situation de génocide ». Et d'expliquer que l'on ne dispose pour l'heure d'aucune preuve d'actions systématiques et coordonnées qui répondraient à la définition du génocide.