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Bulletin Quotidien Europe N° 8741
Sommaire Publication complète Par article 39 / 40
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE / Bibliothèque européenne

N° 605

*** Een leven voor Europa. Liber Amicorum Max Kohnstamm. Europese Beweging Nederland (137 Riouwstraat, NL-2585 Den Haag. Courriel: ebn@xs4all.nl - Internet: http: //http://www.europese-beweging.nl ). 2004, 198 p..

Bon anniversaire, Max. Pour son nonantième anniversaire, Max Kohnstamm reçoit, à l'initiative du Mouvement Européen aux Pays-Bas, ce beau recueil où ses amis parlent de lui - des amis en grande partie de longue date, dont les souvenirs réveillent cinquante ans d'histoire européenne: de sa détention dans un camp de concentration allemand à son expérience de secrétaire de la Reine Wilhelmina des Pays-Bas, son passage à l'Autorité internationale de la Ruhr, son rôle de premier Secrétaire général de la Haute Autorité de la CECA avec Jean Monnet, son engagement aux côtés de Monnet au sein du Comité pour les Etats-Unis d'Europe, les années à Florence comme président de l'Institut universitaire européen.

Jacques-René Rabier, que Jean Monnet avait fait venir du Commissariat au Plan à Luxembourg, remémore les débuts de Kohnstamm comme Secrétaire général de la CECA en août 1952. "J'appris bientôt qu'il avait acquis l'estime et la confiance de Monnet. Cela comptait beaucoup pour moi (…). La confiance - ce maître mot-clé de ce qu'on appelle "la méthode Monnet" - s'établit rapidement entre nous", se souvient Rabier. Jean Guyot évoque la même époque et "l'arrivée subite, dans la vieille ville de Luxembourg", d'une "horde de fonctionnaires, souvent jeunes", venus des cinq autres pays de la Communauté européenne du charbon et de l'acier, "dans une sorte d'atmosphère de commando". De Kohnstamm, Guyot décrit le "sens de la diplomatie, son expérience, sa philosophie politique et son autorité personnelle, fondée sur une intégrité sans faille et une référence constante à des valeurs morales supérieures", mais aussi le sens de l'humour. Des vertus que lui reconnaissent tous ses amis, y compris ceux qui le côtoient quotidiennement aujourd'hui comme Stanley Crossick, fondateur de The European Policy Centre où Kohnstamm a beaucoup travaillé (parce que Max Kohnstamm a continué de travailler, constamment soucieux - et dernièrement très inquiet… - de la direction que prend le monde). Crossick égrène les qualités de son ami: "Qualités morales et sens des valeurs, compassion, loyauté, modestie, équité et objectivité", mais aussi sens de l'humour (qui "ne s'est pas estompé avec l'âge") et, surtout, "sagesse". "Un philosophe, un sage", dit aussi Tommaso Padoa-Schioppa, aujourd'hui membre du directoire de la Banque centrale européenne, qui avait rencontré Max Kohnstamm en 1980, à l'époque où ils étaient respectivement haut fonctionnaire à la Commission européenne et premier président de l'Institut universitaire européen de Florence. La plupart des amis associent le souvenir de Kohnstamm à celui de Monnet, comme l'ancienne parlementaire européenne Katharina Focke qui raconte l'avoir rencontré en 1969 avec Jean Monnet, au Bundeskanzleramt à Bonn, avant de préciser: après la mort de Monnet, "je l'ai découvert avec sa propre personnalité". La social-démocrate allemande rappelle, comme d'autres, une expérience marquante pour Kohnstamm, celle du camp de concentration allemand et de l'emprisonnement pendant l'occupation - une expérience qui fait que Max, "encore aujourd'hui, travaille pour l'objectif de donner une structure à la paix !" Pour Karl Lammers, ancien porte-parole de la CDU/CSU pour la politique étrangère et européenne au Bundestag, Kohnstamm "incarne la sagesse et la largesse d'esprit" des vainqueurs qui, après la Deuxième Guerre mondiale, ont donné à l'Allemagne la chance de participer à la nouvelle construction européenne. "Pendant un quart de siècle, Max a été le plus important et versatile associé direct de Jean Monnet", et son "plus proche conseiller politique", souligne François Duchêne, un autre des principaux collaborateurs de Monnet, qui note aussi combien Kohnstamm était, pour Monnet, "précieux dans les relations avec les fonctionnaires britanniques et, surtout, américains" (Duchêne évoque là "l'approche généreuse d'Américains comme Bob Schaetzel", devenu plus tard ambassadeur des Etats-Unis auprès de la Communauté et récemment décédé). Comme Duchêne, Richard Mayne a fréquenté Max Kohnstamm surtout depuis le départ de Jean Monnet de la Haute Autorité de la CECA en 1955, lorsque Kohnstamm était devenu "le bras droit" de Monnet au Comité d'action pour les Etats-Unis d'Europe, à Paris. Mayne remarque: "Certains pourraient dire qu'il était (…) un "Néerlandais têtu". Oui, il peut être têtu. Mais, là-dessous, il y a son intégrité - un des plusieurs mots clé qui me viennent à l'esprit lorsque je pense à Max". "Max a joué auprès de Monnet le rôle essentiel", constate à son tour Georges Berthoin qui se souvient: "dans combien de documents, dans mes archives, figurent ces deux initiales (…) MK, initiales si souvent mêlées à JM"… Berthoin dit aussi avoir toujours aimé les "puissantes indignations", les "impatiences de MK, car elles exprimaient cette extraordinaire jeunesse qui est un de ses traits".

Bernard Bot, ministre néerlandais des Affaires étrangères et ancien Représentant permanent auprès de l'Union, avait, en tant que jeune diplomate, rencontré Max Kohnstamm pour la première fois au début des années 60. Il se souvient, lui, de la "vivacité" des nombreuses conversations qu'ils ont eues sur Jean Monnet, la Haute Autorité et sur la question de savoir comment "l'idéal fédéraliste" était compatible avec les différentes identités des peuples européens. La vivacité de ces discussions provenait aussi du fait que "nous n'étions pas toujours de la même opinion et qu'aucun de nous deux ne s'avouait facilement battu", remarque M. Bot. Mom Wellenstein décrit ses souvenirs de Max Kohnstamm en trois langues, chacune étant symbolique d'une étape particulière: la première (en allemand) pour décrire les "circonstances exceptionnelles" dans lesquelles ils s'étaient rencontrés pour la première fois, en 1942, comme prisonniers politiques du régime nazi ; la deuxième (en néerlandais) commençant en 1950, lorsqu'ils travaillaient ensemble au ministère néerlandais des Affaires étrangères ; la troisième (en français) pour rappeler le temps passé à la Haute Autorité à Luxembourg jusqu'en 1955, lorsque "nos chemins se sont séparés, c'est-à-dire sur le plan du travail, non pas sur celui de l'esprit". Hans van den Broek, ancien commissaire européen et ancien ministre néerlandais des Affaires étrangères, constate que la paix et la sécurité sont une priorité de plus en plus cruciale dans le monde d'aujourd'hui. Pour y contribuer, l'Union doit parler d'une seule voix et se montrer capable de leadership face aux crises: "très probablement, il faut un Max Kohnstamm pour en convaincre les pays membres" de l'Union, conclut M. Van den Broek. Marina Gazzo (avec Helmut Brüls)

*** ANNA MICHALSKI (sous la dir. de): The Political Dynamics of Constitutional Reform. Reflections on the Convention on the Future of Europe. Netherlands Institute of International Relations “Clingendael” (Clingendael 7, P.O. Box 93080, NL-2597 VH The Hague. Tél.: (31-70) 3245384 - fax: 3746667 - Courriel: research@clingendael.nl - Internet: http: //http://www.clingendael.nl ). Collection "Clingendael Study", n° 21. 2004, 136 p.. ISBN 90-5031-089-3.

Mark Gray, Karoly Grüber, Kirsty Hughes, Jan Rood, Michel Theys, Thomas Traguth, Helen Wallace, Wolfgang Wessels et Jan Wouters se penchent, dans cet ouvrage coordonné par une ancienne de la Cellule de prospective de la Commission, sur une des étapes les plus cruciales dans l'édification de l'Europe politique: la genèse de sa Constitution. Depuis les affres de la confrontation de Nice - où les tensions ont éclairé les citoyens comme jamais encore auparavant sur les fractures séparant les Etats membres après tant d'années passées au sein de l'Union - jusqu'aux inquiétudes de l'élargissement en passant par les douleurs de l'échec du Conseil européen de Bruxelles de décembre dernier, le pénible accouchement de ce texte fondateur marque, en effet, un tournant fondamental dans l'Histoire du continent.

Cette étape valait pour le moins une réflexion en profondeur, qui ne soit pas un simple catalogue technique des réformes projetées, mais bien un tableau synoptique brossant aussi complètement que possible l'ensemble des motivations de chaque acteur, qu'il soit homme politique ou raison d'Etat, de ses contraintes, ses visions, de son opinion publique qui le porte ou le retient, en un mot: le contexte général, politique mais aussi philosophique qui sous-tend l'enfantement d'un texte destiné à fédérer près d'un demi-milliard de citoyens. Que l'accouchement débouche in fine sur la naissance d'une grande Europe politiquement unifiée ou réduite à son noyau le plus dur, les auteurs s'attachent à démontrer, chacun dans son domaine d'investigation et d'analyse, que la Convention pour le Futur de l'Europe n'en restera pas moins dans l'histoire comme une action volontariste éminemment révélatrice de cette formidable volonté commune d'unir de manière consensuelle des pays, des nations, des peuples. Cas unique dans l'Histoire et, par ce fait, cas d'école extraordinaire quant à l'ensemble des difficultés rencontrées par tous pour accorder tant d'intérêts divergents, ainsi que de l'ensemble des solutions avancées pour les résoudre en un immense jeu de rôles qui devrait faire école pour les fusions, les alliances et les réconciliations à venir.

A travers l'ouvrage, le lecteur explore les inexorables processus d'intégration politique en cours, les dynamiques internes à la Convention, les leçons à tirer des échecs essuyés tout au long de ce développement inédit, la valse-hésitation entre les fédéralistes et les intergouvernementalistes, entre les tenants d'une Union une et autonome et les plus atlantistes de ses membres, entre ceux qui avancent et ceux qui doutent. Une analyse rigoureuse et intelligente d'auteurs ayant pris la nécessaire distance par rapport aux événements pour les étudier dans leur contexte, en fonction du terreau où ils ont pris racine, et ceci sans oublier d'en évaluer les effets induits sur… le futur de l'Europe. (FOc)

*** L'Europe en formation. Centre international de formation européenne (10 av. des Fleurs, F-06000 Nice. Tél.: (33-4) 93979397 - fax: 93979398 - Courriel: europe.formation@cife.org - Internet: http: //http://www.cife.org ). N° 4/2003 et n° 1/2004, 188 & 122 p., 11 euros pièce.

Le dernier numéro de L'Europe en formation de l'année dernière tourne autour du thème central de la place de l'Europe entre les processus de mondialisation et de régionalisation. Avec, en filigrane, l'influence de ces processus - antagonistes seulement à première vue - sur la civilisation européenne et ses rapports avec l'extérieur. Une partie des contributions découlent des Entretiens sur le régionalisme organisés par l'Institut européen des hautes études internationales. Elles traitent, par exemple, des défis auxquels l'Europe aura à faire face en matière de cohésion économique, sociale et territoriale, particulièrement suite à son élargissement. D'autres critiquent les théories de Huntington sur le choc des civilisations ou étudient les différents types de fédéralisme fiscal. A noter, dans ce numéro, une mise au point de Christian Roy à propos d'une biographie "spécieuse" d'Alexandre Marc, fondateur aujourd'hui décédé de L'Europe en formation, dont le fédéralisme serait à comprendre, selon John Hellman, comme "antinazisme nazi". Pour Hellman, accuse Christian Roy, "l'absence de preuve est souvent la preuve la plus irréfutable - comme dans tout procès d'inquisition".

Quant au premier numéro de cette année, il pivote essentiellement - calendrier oblige - autour de l'élargissement de l'Union européenne. Il s'ouvre sur une interview de Günter Verheugen, commissaire européen en charge de l'élargissement, qui explique le rôle de la Commission dans ce grand projet et expose ses impressions et ses attentes. Certaines contributions analysent le cheminement de cet élargissement et se penchent sur la délicate question de la politique étrangère et de défense de l'Union. Un article souligne les défis qui attendent le pays adhérent le plus peuplé, la Pologne. D'autres enfin comparent l'adhésion de la République tchèque et de la Slovaquie ou s'intéressent aux tourments constitutionnels d'un pays bien souvent oublié, la Moldavie. (FRo)

*** ALFREDO RIZZO: L'allargamento ad Est dell'Union europea. Problematiche del Trattato di adesione. Editoriale Scientifica (39 via San Biagio, I-80138 Napoli. Tél.: (39-81) 5800459 - Courriel: es@editorialescientificasrl.it). 2004, 20 euros. ISBN 88-88321-87-X.

L'auteur de cet ouvrage a participé, pour le ministère italien des Affaires étrangères, au travail de rédaction du Traité d'adhésion de dix nouveaux Etats membres à l'Union. Le livre, paru très rapidement après la conclusion des négociations, analyse la structure du traité et ses "normes plus importantes et controversées". Dans une deuxième partie, l'auteur examine de plus près les modifications, permanentes ou transitoires, des principales politiques européennes entraînées par l'entrée en vigueur du Traité d'adhésion. (MG)

*** SOPHIE BOUTILLIER, HENRI TONNET (sous la dir. de): La Grèce dans tous ses états. L'Harmattan (5-7 rue de l'Ecole polytechnique, F-75005 Paris. Tél.: (33-1) 40467920 - fax: 43258203 - Courriel: harmat@worlmdnet.fr - Internet: http: //http://www.editions-harmattan ). Collection "Economie et Innovation", série "Clichés". 2003, 154 p., 13,75 euros. ISBN 2-7475-4828-7.

La plupart des personnes ne connaissent de la Grèce moderne que son intérêt touristique, avec son lot de clichés et de préjugés. Ce livre est une véritable encyclopédie, largement illustrée de photographies, qui vient à point nommé en développant les aspects culturels, historiques, géographiques, artistiques, littéraires, économiques et sociaux de ce pays. Sophie Boutillier a dirigé une équipe pluridisciplinaire et chaque auteur aborde un thème spécifique dans un chapitre distinct. Ce recueil présente la Grèce dans ses multiples activités actuelles et ses perspectives d'avenir, ses productions spirituelles et son idéologie nationale. La question chypriote est traitée. L'économie grecque continue de reposer sur l'agriculture, la pêche et la navigation (18,5 % de la flotte mondiale). La géographie économique souligne les perspectives ouvertes dans les Balkans à la suite de la disparition du bloc communiste: installation d'entreprises grecques en Albanie, en Bulgarie, en Roumanie. C'est encore le tourisme qui assure la part principale des revenus du pays. Le tourisme archéologique est en perte de vitesse tandis que les îles et la Crête attirent un tourisme balnéaire de masse. Cependant les revenus du tourisme baissent à cause de la concurrence d'autres pays offrant des prestations semblables. Les aides spéciales européennes liées à la réalisation d'infrastructures pour les Jeux olympiques de 2004 ont contribué à la modernisation du pays lui donnant un coup de fouet provisoire, notamment le grand aéroport vraiment international, grand nœud de communication entre l'Europe, le Moyen-Orient, ou la modernisation des ports du Pirée et de Thessalonique. Pour les auteurs, les perspectives de la Grèce après l'élargissement de l'Union ne sont pourtant pas prometteuses. Une réduction des aides communautaires et un durcissement de la concurrence au niveau international se dessinent. En conclusion, un excellent vade-mecum pour tous ceux qui désirent avoir une vision globale de la Grèce du début du troisième millénaire. (JNi)

*** La COMMISSION EUROPEENNE (Office des publications officielles des Communautés européennes, L-2985 Luxembourg. Internet: http: //publications.eu.int) a publié le document suivant:

*** Agenda Social. DG Emploi et affaires sociales, Centre de documentation (B-1049 Bruxelles. Fax: (32-2) 2962393 - Courriel: empl-info@cec.eu.int). Avril 2004, n° 8, 20 p..

Le dossier spécial de ce numéro est consacré au Fonds social européen. Partie intégrante des Fonds structurels européens, "il apporte une contribution essentielle à la création d'emplois et à l'intégration sociale" en s'attachant à adapter les compétences, à moderniser les systèmes d'éducation et de formation ainsi que les services de l'emploi. Le magazine aborde également les questions de la politique de cohésion, de la durée et de la répartition du temps de travail dans l'Union et de la simplification de la législation sur la sécurité sociale. D'autres articles portent, par exemple, sur les différents visages de la pauvreté, en particulier dans les nouveaux pays membres.

*** Liaisons sociales Europe. Groupe Liaisons (1 av. Edouard-Belin, F-92500 Rueil-Malmaison. Tél.: (33-8) 25800929 - fax: (33-1) 44722027 - Internet: http//http://www.liaisons-sociales.com ). Juin 2004, n° 106, 12 p., 32 euros. Abonnement: 867,85 euros.

Liaisons sociales s'intéresse cette fois à la question du stress au travail, considéré comme une cause de mauvaise santé mais pas comme une maladie. Il a fait l'objet d'un projet d'accord-cadre non contraignant qui devrait être voté sous peu. Cet accord propose une méthode pour le détecter et établit une responsabilité explicite de l'employeur qui doit y remédier dès sa détection. D'autres articles portent sur la nouvelle carte européenne d'assurance maladie qui devrait grandement simplifier les procédures administratives et remplacer de nombreux formulaires, la coordination des régimes de sécurité sociale et l'égalité hommes-femmes. Ces dernières, en plus d'être désavantagées en matière salariale, le sont aussi souvent en matière de santé et de sécurité au travail.

*** Revue du Marché commun et de l'Union Européenne. Editions techniques et économiques (3 rue Soufflot, F-75005 Paris. Tél.: (33-1) 55426131 - fax: 55426139- Courriel: editecom@starnet.fr - Internet: http: //http://www.editecom.com ). Juin 2004, n° 479, 58 p., abonnement: 202 euros.

Cette publication poursuit son analyse, entamée dans les précédents numéros, des conséquences de l'élargissement. Ses conséquences sur les relations entre la Russie et l'Union sont cette fois étudiées. Celles-ci naviguent notamment entre volonté d'établir un partenariat stratégique amical et inadaptation du cadre d'échange par rapport à sa substance. La revue présente également le point de vue norvégien sur l'élargissement, ce pays étant bien plus impliqué dans les affaires de l'Union et concerné par son élargissement qu'on ne le croit parfois. D'autres articles portent, entre autres, sur la Pesc, le droit à l'éducation des enfants d'immigrés et la place de la lutte contre le chômage dans la construction européenne.

***Opinion Jeunesse. Forum européen de la Jeunesse (120 rue Joseph II. B-1000 Bruxelles. Courriel: press@youthforum.org). 2004, n° 2, 24 p. 13 euros. Abonnement: 66,50 euros.

Le Forum européen de la jeunesse est une organisation internationale regroupant des conseils nationaux de jeunesse et des ONG internationales de jeunesse afin "de donner aux jeunes les moyens de participer activement à façonner l'Europe et la société dans laquelle ils vivent". Ce numéro donne la parole à une quinzaine de personnes, dont des membres du FEJ et des représentants des sections "jeunesse" des partis politiques européens, pour parler de la nécessité de voter aux élections européennes, de l'éducation et du poids que les jeunes peuvent avoir sur le devenir de l'Union européenne. Il inclut également une interview de Pat Cox, président sortant du Parlement européen. Cette publication est disponible en langues française et anglaise.

*** Europe infos. Commission des Episcopats de la Communauté européenne et Office Catholique d'Information et d'Initiative pour l'Europe (45 rue Stévin , B-1000 Bruxelles. Tél.: (32-2) 2350510 - fax: 2303334 - Courriel: debbichi-ocipe@tiscalinet.be). Mai 2004, n° 60, 12 p., abonnement: 27 euros.

Ce numéro d'Europe Infos se penche sur les Capitales européennes de la Culture - auparavant dénommées Villes Européennes de la Culture - qui semblent avoir le vent en poupe et dont le système de sélection a été modifié pour 2005. D'autres articles proposent les réflexions de Paul Collowald, ancien directeur général de l'information au Parlement européen, sur la déclaration de Robert Schuman qui a lancé le projet européen, le partenariat européen avec l'Amérique latine, l'antisémitisme en Europe ou encore la place de l'humanité dans un monde technologique.

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