Bruxelles, 27/01/2004 (Agence Europe) - Les deux représentants du Parlement européen à la Conférence intergouvernementale, le démocrate-chrétien allemand Elmar Brok et le social-démocrate allemand Klaus Hänsch, ont salué dans un communiqué "le climat très positif" du déjeuner informel "de reprise de la CIG" organisé le 26 janvier à Bruxelles par la Présidence irlandaise (voir EUROPE d'hier, p.4). Selon eux, la présidence a su "imprimer un esprit de confiance aux débats, grâce notamment aux contacts bilatéraux de ces dernières semaines" et, alors qu'ils n'ont pas discuté de questions de fond, tous les participants se sont montrés "très conscients de leurs responsabilités, en se déclarant prêts à tout faire pour arriver à de vrais compromis sur les questions encore ouvertes, en vue de l'adoption de la Constitution dans les plus brefs délais possibles". MM. Brok et Hänsch, pour leur part, insistent encore une fois sur la nécessité d'un accord avant les élections européennes de juin prochain, et estiment que ce sentiment est "largement partagé parmi les délégations présentes". Les consultations se poursuivront au cours des prochaines semaines, pour permettre à la Présidence irlandaise de présenter au Conseil européen de mars un rapport aussi complet que possible, concluent les deux députés européens.
Lundi à Bruxelles, le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin a mis en garde contre un nouvel échec que l'Union ne pourrait pas se permettre, et a estimé que "si nous parvenons à un accord avant les élections de juin, ce sera un signal formidable; et nous ferons tout pour y parvenir". Son homologue allemand Joschka Fischer a assuré lui aussi que Berlin fera tout son possible pour parvenir à une solution avant les élections européennes, alors que l'Espagnole Ana Palacio a réitéré que son gouvernement est disposé à "examiner toute option et alternative dans un esprit constructif". Quant au Polonais Wlodzimierz Cimoszewicz, il a signalé l'ouverture de son pays à toute "discussion rationnelle", en répétant que Varsovie préfère le système de Nice pour le calcul de la majorité qualifiée au Conseil. L'Italien Franco Frattini a insisté sur l'élargissement des décisions prises à la majorité qualifiée, en citant à l'appui l'incapacité du Conseil, le jour même, de prendre une décision sur le statut des députés, justement parce que l'unanimité était exigée. M.Frattini a aussi, dans une rencontre avec Joschka Fischer en marge du Conseil, réitéré ses inquiétudes pour un éventuel "directoire" dans l'UE et a invité son collègue allemand à Rome.