04/08/2003 (Agence Europe) - Le président en exercice du Conseil affaires générales/relations extérieures, Franco Frattini, réaffirme dans une interview publiée le 2 août dans le Corriere della Sera que la présidence italienne défendra, pendant la Conférence intergouvernementale qui s'ouvre le 4 octobre à Rome, les résultats obtenus par la Convention: européenne: selon lui, "envoyer les électeurs voter en 2004 (aux élections européennes de juin) sans une constitution, ce serait donner aux peuples européens un grave signal de manque de confiance et de scepticisme". "Je crois qu'on pourra atteindre un accord politique global pour la fin du semestre", assure le ministre italien des Affaires étrangères (alors que le ministre irlandais des Affaires européennes Dirk Roche venait de déclarer, dans une interview à la BBC, qu'il n'était pas exclu que les travaux de la CIG seraient complétés seulement sous présidence irlandaise, au premier semestre 2004). Autre priorité italienne: le Proche-Orient. Nous demandons "à nos amis américains une revalorisation du rôle européen" dans le "monitorage" du processus de paix, souligne M. Frattini, qui confirme que le Premier ministre palestinien Abou Mazen sera à Rome le 25 août. Enfin, interrogé sur le réquisitoire lancé contre Silvio Berlusconi dans le dernier Economist, M. Frattini se borne à noter qu'il s'agit de "matériel ancien et déjà connu" et qu'il s'agit d'une "volonté stratégique de construire (...) une image négative" du Premier ministre italien. Les avocats de M. Berlusconi vérifieront quelles "initiatives" prendre, indique M. Frattini, en ajoutant: « Nous voulons être jugés selon les faits et les résultats que produira la présidence italienne ».