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Bulletin Quotidien Europe N° 8497
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Nouveau débat improvisé sur la desserte aérienne de Strasbourg

Strasbourg, 03/07/2003 (Agence Europe) - Une motion d'ordre du conservateur britannique Edward McMillan-Scott sur les difficultés qu'il a rencontrées lundi pour rejoindre Strasbourg a provoqué mardi, juste après l'heure des votes, un débat improvisé sur la desserte aérienne de la ville rhénane et le siège du Parlement européen.

M. McMillan-Scott a expliqué qu'à la suite d'un retard à l'arrivée à l'aéroport de Paris CDG et alors qu'il avait encore le temps de prendre sa correspondance pour Strasbourg, la compagnie Air France l'a empêché, avec plusieurs autres députés, de prendre cet avion pour le mettre sur un vol qui partait cinq heures plus tard. Soulignant les nombreux problèmes de desserte aérienne de la ville de Strasbourg, il a estimé que si ces problèmes perdurent, le Parlement ne pourra pas continuer à se réunir dans cette ville. Du même avis, le travailliste britannique John Hume qui a connu "à cause d'Air France" la même mésaventure. "Je suis parti de chez moi à 7 heures et je suis arrivé à 21 heures. J'aurais pu faire un aller-retour aux Etats-Unis", a-t-il constaté. Le travailliste britannique Richard Corbett a dit que la CIG devra trouver une solution à la question du siège ou donner le droit au Parlement d'en décider, et a rappelé sa proposition de compensation pour Strasbourg selon laquelle, si les travaux du Parlement sont déplacés à Bruxelles, la capitale alsacienne accueillerait les quatre réunions annuelles du Conseil européen. Après avoir rappelé qu'elle a toujours voté pour Strasbourg par le passé, la libérale démocrate britannique Elizabeth Lynne, qui était à bord du même vol que M. McMillan-Scott, a annoncé qu'elle changera de position à l'avenir. "Ce n'est pas une attitude anti-française ; c'est une attitude anti-Air France", a-t-elle ajouté, visiblement excédée. L'élue française de l'UMP Dominique Vlasto a admis qu'elle avait eu du mal à venir à Strasbourg à cause de la grève de la SNCB. Francesco Speroni (Lega Nord) a pris la défense d'Air France en estimant que ces problèmes sont dus à la libéralisation du transport aérien voulue par le Parlement, et que l'on pourrait tout aussi bien demander à Alitalia ou d'autres compagnies d'assurer ces vols. En remerciant son collègue, la socialiste française Pervenche Berès a fustigé l'attitude de ceux qui "mélangent tout": libéralisation des transports, problèmes de desserte aérienne et siège du Parlement. L'élu du Front national français Bruno Gollnisch a plaidé pour le respect des traités et du choix symbolique de Strasbourg.

L'élu de l'UDF Jean-Louis Bourlanges a critiqué "l'extravagance" qui veut que ce soit à une institution de décider de son siège. "Je voudrais qu'on cesse de répéter cette ânerie!", s'est-il exclamé. En soulignant que l'arrivée des nouveaux députés des futurs Etats membres compliquera encore la situation, le conservateur britannique Christopher Heaton-Harris a estimé que ces problèmes de transport risquent d'influencer les votes.

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