25/06/2003 (Agence Europe) - L'élu européen de la CSU Ingo Friedrich a lancé de Copenhague, où il participait aux journées d'étude du groupe PPE-DE au Parlement européen, un avertissement à ralentir le processus d'élargissement de l'UE, après l'adhésion de dix nouveaux Etats membres (qui est "juste et sans précédent"). Dans un communiqué, il estime que le projet de Constitution européenne marque déjà, fût-ce indirectement, de claires frontières pour l'Union européenne à l'avenir, puisqu'il prévoit un nouveau niveau d'intégration avec des pays tiers, moins poussé que l'adhésion. Parmi les pays avec qui l'Union pourrait conclure de tels accords spéciaux, M. Friedrich cite l'Ukraine et le Bélarus, mais aussi la Turquie (qui, elle, a le statut de candidat à l'adhésion: NdlR). Selon M. Friedrich, il faudrait compléter les critères de Copenhague sur l'élargissement pour préciser que l'UE devra être en mesure de "maîtriser les futurs élargissements". Le soutien populaire à un élargissement ultérieur est faible, avertit l'élu bavarois, qui lance: "Si on ne fixe pas clairement la destination du train européen, on ne peut pas prendre les Européens à bord".