12/10/2001 (Agence Europe) - Le SNIA (Syndicat national des industriels de la nutrition animale, France) « supplie les pouvoirs publics français et européens de fixer des règles d'étiquetage des OGM et de définir un seuil de tolérance ». La situation actuelle, selon laquelle les industriels doivent apposer la mention « est susceptible de contenir des OGM », lorsqu'ils ne savent pas à quoi s'en tenir, ne peut plus durer, explique Yves Montécot, président du SNIA. Cette mention concerne surtout le soja importé non tracé, soit 80% de la marchandise qui arrive sur le marché français. En revanche, les industriels n'utilisent jamais la mention « zéro OGM », car « le zéro absolu n'existe pas », reconnaît M. Montécot. Le SNIA prévient qu'une telle pratique ne sera pas sans répercussions financières pour le consommateur. Un soja tracé coûterait 10% de plus qu'un soja qui ne l'est pas. L'Union européenne importe 30 millions de tonnes de soja en provenance du continent américain. La culture du soja est interdite au Brésil, mais le soja d'Argentine et d'Uruguay, où les OGM sont autorisés, transitent par les ports brésiliens.