Bruxelles, 07/08/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne a rejeté les accusations portées par les conservateurs britanniques et une partie de la presse d'outre-manche selon lesquels elle tenterait d'instaurer une "dimension européenne de l'éducation de l'UE" et, ainsi d'"accroître ses pouvoirs alors même qu'elle n'est pas capable de gérer professionnellement ses responsabilités actuelles, et en particulier l'aide extérieure", pour reprendre les termes du porte-parole conservateur pour les affaires étrangères, Francis Maude, largement cité ce matin par la presse de Londres.
Les critiques des Tories mêlent deux sujets différents. Premièrement, un rapport qui doit être présenté mardi par un groupe de la Chambre des Communes sur l'aide extérieure de l'UE: selon les Tories, ce rapport, très sévère, dénoncerait les lenteurs et autres dérives "kafkaïennes" de la bureaucratie européenne. "Ce rapport ne fait que reprendre une situation dénoncée par la Commission elle-même le 16 mai dernier, lorsqu'elle a adopté un plan de réforme de son aide extérieure", réplique un porte-parole de la Commission. "Il n'y a pas de projet d'Europe unie de l'éducation, la Commission ne va pas non plus imposer de cours obligatoires sur l'UE dans les écoles britanniques", a dit le porte-parole quant aux accusations des conservateurs sur les questions d'éducation. La Commission a en fait publié un appel à manifestation d'intérêt préalable au lancement d'appels d'offres pour différentes études dans le domaine de l'éducation (Journal Officiel du 22 juillet, C210 p.10). Entres autres projets figure le suivant: "la dimension européenne de l'enseignement, et notamment: analyse des éléments culturels ou socio-économico-politiques appropriés à intégrer dans les curriculums".