Eurostat a publié, mercredi 1er juillet - d'après EU publications -, un rapport relatif aux conséquences à long terme des violences infantiles.
Établie sur la base de l’enquête européenne sur les violences fondées sur le genre et sur des données policières, l’étude analyse ainsi les violences sexuelles, physiques et psychologiques subies avant l’âge de 15 ans ainsi que leurs répercussions à l’âge adulte. Les résultats issus de l'enquête portent sur les femmes âgées de 18 à 74 ans, la participation des hommes ayant été trop limitée.
Ainsi, 7% des femmes interrogées déclarent avoir subi des violences sexuelles avant l’âge de 15 ans tandis que 33% rapportent des violences émotionnelles ou physiques graves de la part d’un parent et 35% affirment avoir été témoins de violences entre leurs parents durant leur enfance.
Par ailleurs, les chiffres démontrent que les violences subies durant l’enfance augmentent la probabilité d’être victime de nouvelles violences à l’âge adulte, puisque 54% des femmes ayant été victimes de violences sexuelles pendant l’enfance déclarent également en avoir subi à l’âge adulte, contre 17% en moyenne.
De même, 46% des femmes ayant subi des violences émotionnelles ou physiques de la part de leurs parents rapportent des violences commises par un partenaire intime, contre 32% dans l’ensemble de l’échantillon.
En outre, Eurostat rapporte que les violences sexuelles durant l’enfance sont le plus souvent commises par une personne connue de la victime et que, dans la majorité des cas, elles ne sont ni signalées aux autorités ni portées à la connaissance des services de soutien.
Le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/mpy (Nithya Paquiry)