Lors de son discours à la réunion de haut niveau sur l'action climatique et la transition juste, mercredi 23 septembre à New York, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a partagé avec les autres délégations présentes les mesures que l'Union européenne a mises en place afin de diversifier ses sources d'approvisionnement énergétique ces quatre dernières années et celles qu'elle élabore actuellement pour électrifier ses usages à l'aide des énergies renouvelables et du nucléaire.
« Ce que nous faisons au sein de l’Union européenne peut également être transposé à l’échelle mondiale », a-t-elle affirmé. Elle a notamment évoqué les financements nécessaires à l'investissement dans l'action climatique et défendu le système européen d'échange de quotas d'émissions de CO2, qu'elle entend promouvoir à l'échelle mondiale.
Ursula von der Leyen a également vanté le bilan de l'UE concernant l'aide à la transition écologique au-delà de ses propres frontières au moyen de l'instrument d'investissement européen 'Global Gateway', représentant quelque 300 milliards d'euros. Sur cette somme, « 150 milliards d’euros sont réservés au continent africain », a-t-elle affirmé, anticipant les demandes d'investissements récurrentes des pays les moins dotés financièrement lors des COP.
Mardi 22 septembre, lors d'un échange organisé par l'Agence internationale de l'énergie, Selwin C. Hart, conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'action pour le climat et la transition juste, a rappelé que « 600 millions de personnes n'ont toujours pas accès à l'électricité en Afrique » (EUROPE 13944/3).
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui passera la main à la fin de l'année, a demandé, quant à lui, aux États membres des Nations unies d'élaborer « une 'feuille de route' crédible pour s'éloigner des combustibles fossiles » avec des délais clairs, arguant que leur expansion continue défiait « la science, l'économie et le bon sens ».
Il a ajouté que « le G20, responsable de 80% des émissions mondiales, doit être en tête », rappelant une fois encore le principe du 'pollueur-payeur'. (Nadège Delépine)