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Bulletin Quotidien Europe N° 11836
ACTION EXTÉRIEURE / Psdc

L’UE prolonge l’opération EunavforMed Sophia et élargit ses missions

L’Union européenne a prolongé jusqu’au 31 décembre 2018 et étendu, mardi 25 juillet, l’opération EunavforMed Sophia de démantèlement du modèle économique des passeurs et des trafiquants d'êtres humains en Méditerranée centrale. Le mandat de l'opération expirait jusqu'à présent jeudi 27 juillet.

L'opération Sophia mènera désormais de nouvelles activités de surveillance et recueillera des informations sur le trafic d'exportations illicites de pétrole en provenance de la Libye. L’opération contribue déjà à la mise en œuvre, au large des côtes libyennes, dans les eaux internationales, de l'embargo des Nations unies sur les armes.

L’UE a aussi décidé d’accroître les possibilités de partage d'informations concernant le trafic d'êtres humains avec les autorités répressives des États membres et les agences Frontex et Europol.

Enfin, l’Union a décidé de mettre en place un mécanisme de suivi des gardes-côtes libyens bénéficiaires de la formation de Sophia en vue d'assurer l'efficacité à long terme de cette formation.

De nombreuses ONG mais aussi l’ancien envoyé spécial de l’ONU, Martin Kobler, ont critiqué le travail des gardes-côtes libyens qui refouleraient les migrants en les mettant à l’eau (EUROPE 11812).

« Dans les prochains jours, nous entamerons en priorité la révision du plan opérationnel afin d'y inclure les nouvelles tâches, telles que le mécanisme de suivi des gardes-côtes libyens et des activités de la marine libyenne après la formation, et de renforcer l'efficacité de la mission ainsi que le partage des responsabilités entre les États membres », a expliqué la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, dans un communiqué.

Levée des réserves italiennes. La prolongation du mandat a été retardée en raison de réserves de l'Italie qui voulait protester contre le manque de solidarité des autres États membres dans la crise migratoire.

Rome aurait voulu que les règles de débarquement, qui font que les migrants/réfugiés dans le cadre de l'opération Sophia sont emmenés en Italie, soient changées, sans succès.

En collaboration avec la Commission européenne, les autorités italiennes élaborent actuellement un code de conduite controversé pour les ONG actives en Méditerranée centrale (EUROPE 11833). (Camille-Cerise Gessant)

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