L’Union européenne a dénoncé, mercredi 8 février dans la soirée, la condamnation à cinq ans de prison avec sursis d'Alexei Navalny, principal opposant au président russe Vladimir Poutine.
Dans un communiqué, la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a estimé que le verdict de la Cour Leninsky à Kirov, plus tôt dans la journée, contre M. Navalny sur les accusations de détournement de fonds, « tentait de faire taire une autre voix politique indépendante dans la Fédération de Russie ».
L’an dernier, la Cour européenne des droits de l'homme avait statué que M. Navalny avait été privé du droit à un procès équitable lors des poursuites judiciaires en 2013 pour les mêmes accusations. Cette même Cour a encore condamné la Russie le 2 février de cette année à la suite de multiples arrestations de M. Navalny (EUROPE 11717).
Le dernier verdict de la justice russe, « qui exclut effectivement M. Navalny de l'arène politique, limite encore davantage le pluralisme politique en Russie et soulève de sérieuses questions quant à l'impartialité des processus démocratiques en Russie », a regretté la porte-parole du SEAE.
M. Nalvany a annoncé qu’il était toujours candidat à l’élection présidentielle de 2018, même si cette condamnation le rend inéligible. Il compte sur des appels suspensifs pour rester éligible jusqu’en mars 2018. (Camille-Cerise Gessant)