Plutôt qu'une interdiction définitive, le gouvernement roumain propose une interdiction temporaire de dix ans du cyanure dans les mines, ont annoncé les ONG Mining Watch Network et Save Rosia Montanã Campaign, le 27 décembre dernier.
L’utilisation du cyanure dans les mines est une technique devenue tristement célèbre depuis l’accident de la mine d’or de Baia Mare qui avait occasionné en 2000 la pollution du Danube (EUROPE 9270). La proposition d’interdiction temporaire, adoptée le 21 décembre 2016, a été soumise au Parlement roumain en réponse à une demande d’avis de la commission de l’industrie de la Chambre des députés formulée en 2015 à l’occasion d’un débat parlementaire sur deux propositions législatives visant l’interdiction définitive des technologies à base de cyanure.
Une interdiction définitive du cyanure, c’est ce que réclament depuis des années Mining Watch Network et Save Roșia Montană Campaign. Selon ces ONG, un moratoire « est un premier pas vers l'interdiction totale de cette pratique toxique pour la nature et les communautés roumaines ». Dans un communiqué, elles rappellent qu’une étude commandée par la Commission européenne en 2010 soulignait qu’« aucun des États membres de l’UE n’est un grand producteur d’or ; on peut donc affirmer qu’une interdiction du cyanure aurait des répercussions économiques mineures dans l’UE ». (Aminata Niang)