L’amiral Enrico Credendino, commandant de l’opération navale EUNAVFOR Med Sophia, et le contre-amiral Abdallah Toumia, commandant des gardes-côtes libyens et de la sécurité portuaire, ont signé, mardi 23 août à Rome, le protocole d’accord sur la formation des gardes-côtes libyens et de la Marine. Le Conseil avait décidé, le 20 juin 2016, d’ajouter cette tâche de formation aux missions d’EUNAVFOR Med Sophia (EUROPE 11576).
« Le protocole d’accord est une autre étape clé vers le début de la coopération avec les gardes-côtes et la marine libyens », a souligné M. Credendino lors de la signature. Le protocole porte sur le programme pour mener, en coordination avec d'autres agences de l'UE et d'autres acteurs internationaux, toutes les activités de formation nécessaires. L'opération EUNAVFOR Med Sophia procédera à la formation des gardes-côtes et de la marine en trois phases consécutives : formation en haute mer à bord des unités de l’opération, sur terre, dans un État membre ou en Libye, et sur les bateaux de gardes-côtes et de patrouille libyens. Le programme de formation « développé ensemble avec les partenaires libyens va améliorer la sécurité des eaux territoriales libyennes, dont la capacité de la marine et des gardes-côtes libyens à exécuter les mesures d’application de la loi pour lutter contre les organisations criminelles qui tirent profit de la contrebande et du trafic d’êtres humains. Et, en conséquence, cela va contribuer à prévenir la perte de vies en mer », a précisé M. Credendino.
Cependant, il n’y a pas encore de date précise quant au début concret de la formation. Une source européenne a précisé à EUROPE que le Comité politique et de sécurité (Cops) devait d’abord juger que les travaux préparatoires sont terminés, ce qui n’était pas encore le cas. Elle a ajouté que le sujet devrait être abordé lors d’une des prochaines réunions du Cops, sans pour autant pouvoir être plus précise sur la date.
Active en mer depuis juin 2015, l’opération EUNAVFOR Med a sauvé, depuis lors et jusqu’au 18 août, 21958 personnes, 255 ‘bateaux’ ont été empêchés d’être réutilisés et 84 passeurs et trafiquants présumés poursuivis par les autorités italiennes. (Camille-Cerise Gessant)