Bruxelles, 24/08/2012 (Agence Europe) - L'Allemagne et la France ont tenté de rapprocher leur position sur les modalités d'une intégration politique accrue au niveau européen afin de résoudre la crise de la dette souveraine, parmi lesquelles l'union bancaire. La France et l'Allemagne sont « favorables à aller plus loin et plus vite sur la supervision bancaire avec la BCE », a déclaré M. Hollande jeudi 23 août à Berlin.
Fin juin, lors du sommet de l'Eurozone (EUROPE n°10645), les Dix-sept ont décidé la mise en place d'ici fin 2012 d'un mécanisme intégré de supervision bancaire sous la responsabilité ultime de la BCE (EUROPE n°10672). Cette union bancaire est la condition imposée par l'Allemagne pour permettre au Mécanisme européen de stabilité, le futur fonds européen de sauvetage doté de 500 milliards d'euros, d'intervenir directement dans le sauvetage d'un secteur bancaire en difficulté.
Paris et Berlin promettent d'œuvrer ensemble pour « donner une substance » à la feuille de route menant à plus d'intégration politique, a également indiqué M. Hollande. Une première version de ce document sera présentée par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, au sommet européen d'octobre. (MB)